Mauvais perdants !







Les municipales et régionales du 13 octobre 2018 en Côte d’Ivoire ont permis de découvrir le visage hideux des mauvais perdants à ces élections locales. Des hommes qui n’ont pas le sens de l’honneur et de la dignité. Qui n’ont pas cette hauteur d’esprit pour être fair-play et aller féliciter le vainqueur. S’illustrant de mauvaise manière par des casses d’urnes, des actes de vandalisme et des violences postélectorales. A les voir crier à la fraude, à la tricherie, on est tenté de dire avec l’écrivain René Maron que ‘’l’Afrique est mal partie’’. C’est seulement sous nos tropiques qu’on crie toujours à la fraude quand on a perdu des joutes électorales. Et on brandit avec légèretés, des preuves fabriquées de toutes pièces par leur ‘’fans’’ pour espérer obtenir l’annulation des résultats compilés et la reprise du vote. Drôles de démocrates qui n’ont que ce mot à la bouche. Ce sont eux qui font des déclarations tapageuses dans la presse nationale. Animent des conférences de presse pour déclarer sans ambages que leur adversaire a triché. Ils sont tout simplement ridicules quand ils parlent de convoyage d’électeurs, de bourrages d’urnes en faveur du camp adversaire. Pensent-ils que les Ivoiriens sont des ‘’nigauds’’ pour avaler ces sornettes ? A examiner de près leurs preuves, on pouffe de rire. De qui se moquent-ils ? Ridicules eux-mêmes, ils n’ont pas honte de crier à la fraude à tous les coins de rue pour lancer des ‘’jeunes sans emploi’’ dans les rues pour quelques piécettes. Avec ordre de casser, brûler, piller et détruire biens publics et privés. Ils oublient royalement la voie légale autorisée pour faire des réclamations. Des mauvais perdants qui ne digèrent pas leur débâcle, alors que force reste à la loi. Il va falloir initier une loi anti-casse à l’Assemblée Nationale pour des poursuites judiciaires contre ces vandales manipulés par ces mauvais perdants. Si cette loi existe déjà, il faut la remettre au goût du jour pour dissuader ces hommes et femmes qui s’insurgent contre le verdict des urnes. Cela découragera bon nombre d’entre eux à ne pas envoyer les enfants des autres dans la rue pour casser et brûler. Que ces mauvais perdants cessent donc de ridiculiser ce pays et de se ridiculiser eux-mêmes avec ces histoires bien marrantes de mon adversaire a volé ma victoire. Car ceux-ci présentent ainsi notre continent, l’Afrique, sous un prisme déformant. Et ici, c’est la Côte d’Ivoire qui est très mal vue à l’extérieur à cause de ces allégations mensongères de fraude par-ci, par-là. Youssouf Bakayoko, le président de la Commission Electorale Indépendante (CEI), ‘’le pauvre’’, est devenu leur souffre-douleur, le bouc émissaire à chaque fois qu’un individu de leur acabit perd une élection locale. Que cessent donc ces enfantillages des mauvais perdants. Car une élection se gagne dans les urnes, et non par des violences postélectorales. Leur honte sera plus grande demain si la Cour Suprême les déboute à l’issue de la proclamation des résultats définitifs. Que celui qui a des oreilles, entende la voix, de la sagesse et accepte qu’il a perdu et félicite son adversaire.

 

Bonne lecture et à la semaine prochaine, in’challah !

 

Bill Terasson

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