Côte d’Ivoire : une parfumerie continue d’inonder le marché sous-régional de produits interdits





Parfumerie Gandour,dépigmentation,Côte d'Ivoire


Selon une enquête publiée ce mercredi 10 dans les colonnes de La tribune Afrique, le média économique francophone révèle que sur les 600 produits que la Nouvelle Parfumerie Gandour de Côte d'Ivoire (NPG-CI) affirme avoir dans son catalogue, certains ne devraient pas se trouver sur le marché.

« A coup d'images suggestives d'égéries ou de stars locales, des crèmes, pommades et des savons qui vantent le mérite d'une peau saine et surtout plus claire ! Un argument qui fait malheureusement mouche en Afrique particulièrement chez les femmes et les jeunes, grands consommateurs de ces produits qui en théorie sont pourtant bannis dans certains pays pour leurs effets potentiellement nocifs », fait remarquer le journal. Soutenant que cette entreprise s'est spécialisée dans la production lucrative de parfums et surtout de produits de dépigmentation -éclaircissants- qu'elle distribue en Afrique, en Europe et aux Etats Unis.

Un sur deux produits cosmétiques rencontré dans les épiceries est de la gamme NPG-CI notamment les marques « Carotone », « Bio Claire » ou « Maxi Light », des produits, pourtant interdits en Côte d’Ivoire depuis 2015, et ce, après l’adoption du décret présidentiel 288 du 28 avril 2015 portant réglementation des produits cosmétiques et des produits d'hygiène corporelle. Lequel décret interdit « la fabrication, la publicité et la commercialisation des produits cosmétiques éclaircissants ou des produits d'hygiène contenant de l'hydroquinone au-delà du seuil de 2%, le mercure et ses dérivés, des corticoïdes et corticostéroïdes tels que la cortisone, l'hydrocortisone, la triamcinolone, le clobétasol, les dérivés du rétinol ou la vitamine A ».

Selon le journal, la crème éclaircissante « Light & Natural brightening cream » de la marque « Carotone » contient de l'hydroquinone supérieur à 2 % en poids, selon une alerte lancée en décembre 2018 par «Safety Gate» son système d'alerte rapide.

"En France, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, a dénoncé à plusieurs reprises la nocivité des produits fabriqué par la société NPG-CI pour présence de certains produits notamment l'hydroquinone á plus de 2% ou le clobetasol de propionate, un puissant corticoïde pharmaceutique utilisé dans le traitement de certaines inflammations de la peau, ou le mercure qui est un médicament de classe thérapeutique causant diabète, hypertension, insuffisance rénale et/ou cancers du fait de son utilisation régulière", a ajouté le média.

Selon cette enquête, le Clobetasol de propionate une substance cancérigène se retrouve dans l' « Activateur Bio Vegetal Naturel » de la marque « Bio Claire » ou la crème éclaircissante « Maxi Light », qui contient de l'acide kojique qui peut induire une sensibilisation cutanée ainsi que de la Vitamine A.

Les utilisateurs de ces produits dégagent une forte odeur sous la chaleur étouffante en plus des séquelles que ses produits laissent sur la peau, une fois l'utilisation stoppée ou exagérée.

En Afrique de l'Ouest, on appelle ça le « phénomène des deux couleurs », histoire d'ironiser sur le double teint qu'au final laisse l'utilisation de ces produits sur le corps des consommateurs conclut le confrère.

Lambert KOUAME

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