Elections législatives au Togo : le parti au pouvoir « Unir » largement vainqueur





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Les togolais ont voté le 29 avril pour les législatives et les régionales



Le parti Unir, au pouvoir au Togo a largement remporté les élections législatives  du 29 avril 2024, selon la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) qui a annoncé  les résultats dans la nuit du samedi 4 mai 2024.

Il remporte 108 sièges, contre 5 seulement pour l’opposition, soit près de 96% des sièges à l’Assemblée Nationale, contre 5 sièges seulement pour l’opposition

« En récapitulatif, la répartition des 113 sièges à l’Assemblée nationale se présente comme suit. ADDI (Alliance des Démocrates pour le développement intégral) a 2 députés, ANC (Alliance nationale pour le changement) a 1 député, DMP (Dynamique pour la majorité du peuple) a 1 député, FDR (Forces démocratiques pour la République) a 1 député, Unir (Union pour la République) 108 députés», a déclaré le Président de la CENI, Dago Yabré, après l'annonce des résultats circonscription par circonscription.

D’après les chiffres communiqués par le Président de la Ceni, les élections du 29 avril dernier ont connu la participation de 2 565 623 électeurs sur les 4 203 711 électeurs appelés aux urnes, « soit un taux de participation de 61,03% », a indiqué Dago Yabré.

Depuis les élections, l’opposition a dénoncé plusieurs anomalies dont des « bourrages d’urnes » dont des vidéos ont d’ailleurs beaucoup circulé sur les réseaux sociaux.

A noter que 323 partis, regroupements de partis politiques ou candidats indépendants, étaient en lice pour ces élections législatives contre 241 listes pour les élections régionales.

Cette constitution continue de susciter des contestations au sein de l’opposition et de la société civile togolaise qui dénonce un « coup d’état constitutionnel ».

Selon les observateurs, le scrutin s’est déroulé dans un contexte très tendu marqué par le vote d’une nouvelle constitution par l’assemblée sortante. Une nouvelle constitution qui fait basculer le pays du régime semi-présidentiel à un régime parlementaire dont le pouvoir sera concentré aux mains du chef du parti qui aura la majorité à l’Assemblée nationale.

Une constitution qui continue de susciter des contestations au sein de l’opposition et de la société civile togolaise. Celle-ci dénonce un « coup d’état constitutionnel ».

Solange ARALAMON


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