Après la déclaration du président béninois sur le franc CFA : Le ministre de l’économie de la France fait des précisions





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Au lendemain de déclarations du président béninois Patrice Talon annonçant un important changement dans le fonctionnement du franc CFA, le ministre français  de l'Économie,  Bruno Le Maire a indiqué  ce vendredi 8 novembre,  que la France ne voulait pas "imposer quoi que ce soit" pour réformer cette devise.

"Nous restons ouverts à une réforme ambitieuse du franc CFA. Il y a une condition et elle est impérative c'est que la proposition vienne des Etats-membres de la zone franc. Ce n'est pas à la France de faire des propositions ou d'imposer quoique ce soit. Si une majorité d'Etats-membres de la zone franc veulent avancer vers une réforme ambitieuse nous répondrons oui ", a indiqué le ministre, en marge d'une conférence de presse à Bruxelles.

En effet, le jeudi 7 novembre 2019,  le président béninois Patrice Talon a annoncé le retrait des réserves de change du franc CFA qui se trouvent en France. Pour  lui, la banque centrale des pays d'Afrique de l'UEMOA (Union économique monétaire ouest-africaine) gérera désormais la totalité de ces réserves de devises pour les répartir auprès de plusieurs banques centrales dans le monde.

A l'heure actuelle, les Etats africains doivent déposer 50% de leurs réserves en France, obtenant en contre-partie une convertibilité illimitée avec l'euro qui leur donne une certaine crédibilité internationale.

Huit pays d'Afrique de l'Ouest (Bénin, Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo) et six d'Afrique centrale (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad), qui constituent deux unions monétaires distinctes, utilisent toujours le franc CFA comme monnaie officielle, soit 155 millions de personnes.

Solange ARALAMON

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