Côte d’Ivoire : l’ambassadeur de France rappelé à Paris





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L'ambassadeur de France à Abidjan a été rappelé à Paris. Gilles Huberson a quitté la Côte d'Ivoire la semaine dernière à quelques semaines de l'élection présidentielle, prévue le 31 octobre prochain. Ce rappel interroge, mais en France, on assure qu'il ne s'agit pas d'une question politique, plutôt d’une affaire d’ordre privé.

Ambassadeur de France à Abidjan, Gilles Huberson a quitté la Côte d'Ivoire la semaine dernière, selon une information de la Lettre du Continent. Un départ qui intervient alors que la situation politique est tendue en Côte d'Ivoire à l'approche de la présidentielle du 31 octobre.

Un rappel d’ambassadeur est rarement un événement anodin entre deux pays, surtout lorsque l’on parle de l'ambassadeur français en Côte d'Ivoire. Le rappel peut être une manière de montrer un désaccord avec le pays où le diplomate est posté. Cela peut aussi être une sanction pour ce dernier... Dans le départ de Gilles Huberton, rappelé à Paris, ce n'est semble-t-il, ni l'un ni l'autre.

 

Une enquête pour violences sexuelles

Ce départ n’est absolument pas lié à des raisons politiques, selon Paris. À l'Élysée on explique que le rappel de Gilles Huberson relève d'une « mesure administrative », selon les informations recueillies par RFI. Il s'agirait d'une question d'ordre privé et qui n'a aucun lien avec un éventuel malentendu entre les présidents Macron et Ouattara.

Selon des informations révélées par Mediapart, Gilles Huberson est sous le coup d'une enquête interne au Quai d'Orsay. Le diplomate serait accusé de violences sexistes et sexuelles par au moins 5 femmes. Au Mali déjà, alors qu'il était ambassadeur entre 2013 et 2016, et en Côte d'Ivoire, où il a été nommé en 2017, Gilles Huberson aurait à plusieurs reprises lancé des remarques sexistes et humiliantes à des collaboratrices allant même parfois jusqu'aux attouchements. Ces femmes ont livré leur témoignage à la cellule d’écoute « Tolérance zéro », mise en place en 2018 pour les personnels du Quai d’Orsay victimes de violences sexistes et sexuelles.

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