Des journalistes economiques instruits sur l'investissement en bourse





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Bien ancrés dans les mœurs en Europe et dans bien d'autres continents  ,les investissements ou épargnes en bourse sont à leurs premiers pas sous nos tropiques.La bourse elle même demeure un gros mystère pour les populations .C'est donc dans l'optique de briser ce plafond de verre et permettre aux populations de se familiariser avec cette institution que l'Association des journalistes économiques et financiers de Côte d'Ivoire ( AJEFCI ) a organisé son premier Press Club ce vendredi 09 septembre à la Maison de la Presse au Plateau ( MPA).

 « Rendre les informations boursières plus accessibles au grand public, encourager les populations à l'épargne publique grâce à la Brvm et l'introduction de Orange Côte d'Ivoire à la Brvm ",voici la principale thématique que M.Brice KOUAO,le fondateur de l'Ecole de la Bourse  a devoloppée au cours de sa brillante intervention et lors des échanges avec la trentaine de journalistes présents.Aux lignes initiales de son intervention , l'Expert  a dévoilé les mobiles pour lesquelles les entreprises entrent en bourse." Elles y vont soit pour lever des fonds via des emprunts obligataires ,lever de fonds  par la création d'actions nouvelles ,mettre en place des mécanismes de privation et pour leur notoriété " ,a-t-il dit avant d'ajouter " La levée de fonds se fait sur un marché primaire sur présentation de la note d'information et le bulletin de souscription.La levée de fonds peut également se faire sur un marché secondaire"

Le deuxième axe de l'intervention de M.Brice KOUAO a porté sur l'intéret qu'a le grand public a investir en bourse.Car faut-il le souligner ,à côté des États et des entreprises qui bénéficient de conditions favorables pour lever des fonds sur le marché de l'UEMOA ,les investisseurs et toutes les couches de la population peuvent acheter des actions et lever également des fonds.Ce par le truchement des Sociétés de gestion et d'intermédiation (SGI).Il en va de même pour  les Petites Moyennes Entreprises admises 3e compartiment de la  BRVM.La bourse est flexible dans ses conditions et offre plus garantie au contraire des établissements bancaires.« Selon les données de la Bceao de mars 2020, 71% des crédits bancaires du système ivoirien sont des prêts de moins d'un an, et seulement 15% sont des prêts de plus de 5 ans. Alors, dans une économie qui est censée se construire des infrastructures (...), comment peut- on avoir plus de 2/3 du financement qui est un financement à court terme ? », s'est-il interrogé.Ainsi "une entreprise qui veut lever des fonds sur le long terme est bloquée à l'état actuel et vous l'entendez dans le discours des entrepreneurs, mais en fait elles (ces entreprises) ne devaient pas être bloquées puisque dans le capitalisme, il existe plusieurs mécanismes de financements; le système bancaire mais aussi les marchés financiers », a-t-il poursuivi.

Environ 330 milliards de Fcfa de revenus redistribués en 2021
Toujours au chapitre des intérêts qu'ont les entreprises et investisseurs ou épargnants  à aller en bourse ,c'est qu'ils récoltent des gains en capital à travers une plus value et également des revenus ( dividendes ) ." Les entreprises qui sont cotées à la BRVM partagent une partie de leurs bénéfices ou quand il s'agit d'emprunt obligataire,paient des intérêts aux investisseurs .En 2020 ,2021,environ 330 milliards de francs CFA de revenus ont redistribués .100 à 110 milliards CFA de dividendes et environ 200 milliards CFA d'intérêts.Ce sont des ressources disponibles pour le grand public si tant est que ce grand public là sait investir et capter sa part de richesse.",a expliqué le fondateur de l'Ecole de la Bourse qui poursuit." On prend le cas des entreprises d'Etat comme la CIE et la SODECI qui a réalisé un bénéfice de 4,3 milliards FCFA entièrement redistribué aux populations et aux investisseurs".

Brice KOUAO n'a pas manqué de lancer un appel à toute la population afin qu'elle s'intéresse à la bourse et y investisse." Voyez vous ,un médecin ,un professeur ou un ivoirien lambda qui aurait investi une partie de son épargne à la Sodeci ,recevrait une partie de ses bénéfices .C'est 48,5 % du capital de Sodeci qui est  disponible pour le grand public.Une action coûtait 2500 en octobre 2020 et aujourd'hui elle est passée à 5000 FCFA.",a-t-il indiqué.Puis de préciser " Toutes les personnes qui ont  une épargne de 20 mille ou 25000 FCFA peut acheter des actions de la Sodeci et constituer son capital progressivement".
Initiateur de ce Press-Club  avec son équipe , Stéphane SOUMAHORO ,le président de l'AJEFCI a dit toute sa satisfaction au soir de ce rendez-vous." Je suis pleinement satisfait de l'engouement.On ne s'attendait pas à  une telle mobilisation.Nous avons enregistré des journalistes d'autres spécialités aux côtés des journalistes économiques.Cela veut dire qu'il y a de l'intérêt pour les sujets économiques et comment  les traiter de façon qualitative",s'est- il réjoui.Ce Press-Club a enregistré la participation de Franck BERTHOD , Éditeur d'ENTREPRENEUR IN AFRICA.La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières ( BRVM) a également apporté son appui à l'AJEFCI.Après cette première grosse activité de l'AJEFCI ,le cap sera mis sous peu sur un séminaire à la BRVM.

 

GZ

 

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