Braves femmes







Elles ont arraché la culotte du courage et de la dignité à certains hommes. Elles, ce sont ces femmes arrêtées à la faveur des manifestations contre le 3e mandat de   Ouattara.

Quatre d’entre elles ont été libérées le 27 janvier dernier. Il s’agit de Anne-Marie Bonifon, la Coordinatrice de GPS-Côte d’Ivoire et trois de ses collaboratrices, Namizata Koné dit Amy, Henriette Guéi et Kouigninon Irène épouse Todé. La libération de ces militantes du mouvement présidé par Guillaume Soro ne pouvait ne pas rappeler celle d’une précédente vague de détenus proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale. C’était début octobre 2020. A l’époque, les soroïstes ont applaudi la libération inattendue de plusieurs cadres du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (Raci), avant de vite déchanter face au retournement de veste spectaculaire de leur chef de file Mamadou Soro Kanigui.

En effet, quelques jours après sa sortie de prison, le député de Sirasso rendra publique la fin de sa collaboration d’avec GPS, et son ralliement au Rhdp d’Alassane Ouattara.

Dans la foulée de sa défection, l’on apprendra qu’il aurait fini par monnayer sa libération contre son soutien au parti au pouvoir, parce qu’il ne supportait pas d’être derrière les barreaux. Parmi les cadres libérés à cette occasion, il sera seul à rejoindre le Rhdp, mais son départ de GPS, lui réputé radical vis-à-vis du Rhdp, aura marqué l’opinion.

Des confidences sont régulièrement ébruitées sur les pressions et chantages auxquelles des émissaires du pouvoir soumettent les proches de l’ex-PAN en exil ou en détention, afin qu’ils lâchent leur leader Guillaume Soro. Objectif : isoler et affaiblir politiquement celui-ci.

Dans un tel contexte, lorsqu’à la surprise générale, la libération « sans condition » des quatre femmes a été annoncée mercredi dernier, la première question qui a traversé les esprits ne pouvait être que celle du deal qui pouvait éventuellement se cacher derrière cette subite relaxe. Et, comme si elles tenaient à rassurer tout le monde dès leur sortie de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), ces braves dames arbitrairement détenues pendant six mois, ont immédiatement martelé leur fidélité et leur reconnaissance à GPS et son président. « Je suis très contente. Je dis merci d’abord à Dieu. Je dis un grand merci à Guillaume Kigbafori Soro. Parce que depuis le 14 août 2020 (que) nous sommes ici à la Maca, Soro n’a jamais cessé de nous aider. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour nous aider. Donc, un grand merci à Guillaume Kigbafori Soro. Merci à tous les membres de GPS. Nous sommes libres. Ici en prison, nous avons obtenu notre Bac, notre doctorat (dans le combat politique). Ça été une formation militaire. Nous n’allons jamais baisser les bras. La lutte continue. Sur 250 femmes détenues, j’ai fait adhérer au moins 235 à GPS. A partir de demain (jeudi dernier), c’est sur le terrain, parce que j’ai été libérée sans condition », déclare Namizata Koné après avoir franchi le portail de l’établissement pénitentiaire. « Nous sommes devenues plus fortes qu’avant. GPS : peuple uni, peuple fort ! Soro Guillaume et nous, on est ensemble jusqu’à la fin de notre vie », ajoute Irène Pan épousé Todé. « (…) le président Guillaume Soro qui est notre leader générationnel, nous lui disons merci pour tout ce qu’il a fait pour nous pendant ces six mois de détention. Il peut compter sur nous parce nous sortons encore plus fortes. Nous allons partir partout avec Générations et Peuples solidaires pour qu’il puisse remporter le pouvoir présidentiel », conclut Anne-Marie Bonifon.

Guillaume Soro n’abandonne jamais ses compagnons dans l’épreuve. Malgré les restrictions qui lui sont imposées par le pouvoir Rhdp, le leader de GPS met toujours tout en œuvre pour soutenir moralement, judiciairement et matériellement tous ses camarades détenus et leur famille. Mais, bien qu’ayant bénéficié du même soutien, des hommes n’ont pas eu la même résilience que ces amazones qui ont été libérées. D’autres restent incarcérées, en l’occurrence Pulchérie Gbalet, présidente d’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI) et Zeinab Ayoub, militante de GPS.

Cissé Sindou                       

Elles ont arraché la culotte du courage et de la dignité à certains hommes. Elles, ce sont ces femmes arrêtées à la faveur des manifestations contre le 3e mandat de   Ouattara.

Quatre d’entre elles ont été libérées le 27 janvier dernier. Il s’agit de Anne-Marie Bonifon, la Coordinatrice de GPS-Côte d’Ivoire et trois de ses collaboratrices, Namizata Koné dit Amy, Henriette Guéi et Kouigninon Irène épouse Todé. La libération de ces militantes du mouvement présidé par Guillaume Soro ne pouvait ne pas rappeler celle d’une précédente vague de détenus proches de l’ancien président de l’Assemblée nationale. C’était début octobre 2020. A l’époque, les soroïstes ont applaudi la libération inattendue de plusieurs cadres du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (Raci), avant de vite déchanter face au retournement de veste spectaculaire de leur chef de file Mamadou Soro Kanigui.

En effet, quelques jours après sa sortie de prison, le député de Sirasso rendra publique la fin de sa collaboration d’avec GPS, et son ralliement au Rhdp d’Alassane Ouattara.

Dans la foulée de sa défection, l’on apprendra qu’il aurait fini par monnayer sa libération contre son soutien au parti au pouvoir, parce qu’il ne supportait pas d’être derrière les barreaux. Parmi les cadres libérés à cette occasion, il sera seul à rejoindre le Rhdp, mais son départ de GPS, lui réputé radical vis-à-vis du Rhdp, aura marqué l’opinion.

Des confidences sont régulièrement ébruitées sur les pressions et chantages auxquelles des émissaires du pouvoir soumettent les proches de l’ex-PAN en exil ou en détention, afin qu’ils lâchent leur leader Guillaume Soro. Objectif : isoler et affaiblir politiquement celui-ci.

Dans un tel contexte, lorsqu’à la surprise générale, la libération « sans condition » des quatre femmes a été annoncée mercredi dernier, la première question qui a traversé les esprits ne pouvait être que celle du deal qui pouvait éventuellement se cacher derrière cette subite relaxe. Et, comme si elles tenaient à rassurer tout le monde dès leur sortie de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), ces braves dames arbitrairement détenues pendant six mois, ont immédiatement martelé leur fidélité et leur reconnaissance à GPS et son président. « Je suis très contente. Je dis merci d’abord à Dieu. Je dis un grand merci à Guillaume Kigbafori Soro. Parce que depuis le 14 août 2020 (que) nous sommes ici à la Maca, Soro n’a jamais cessé de nous aider. Il a fait tout ce qu’il pouvait pour nous aider. Donc, un grand merci à Guillaume Kigbafori Soro. Merci à tous les membres de GPS. Nous sommes libres. Ici en prison, nous avons obtenu notre Bac, notre doctorat (dans le combat politique). Ça été une formation militaire. Nous n’allons jamais baisser les bras. La lutte continue. Sur 250 femmes détenues, j’ai fait adhérer au moins 235 à GPS. A partir de demain (jeudi dernier), c’est sur le terrain, parce que j’ai été libérée sans condition », déclare Namizata Koné après avoir franchi le portail de l’établissement pénitentiaire. « Nous sommes devenues plus fortes qu’avant. GPS : peuple uni, peuple fort ! Soro Guillaume et nous, on est ensemble jusqu’à la fin de notre vie », ajoute Irène Pan épousé Todé. « (…) le président Guillaume Soro qui est notre leader générationnel, nous lui disons merci pour tout ce qu’il a fait pour nous pendant ces six mois de détention. Il peut compter sur nous parce nous sortons encore plus fortes. Nous allons partir partout avec Générations et Peuples solidaires pour qu’il puisse remporter le pouvoir présidentiel », conclut Anne-Marie Bonifon.

Guillaume Soro n’abandonne jamais ses compagnons dans l’épreuve. Malgré les restrictions qui lui sont imposées par le pouvoir Rhdp, le leader de GPS met toujours tout en œuvre pour soutenir moralement, judiciairement et matériellement tous ses camarades détenus et leur famille. Mais, bien qu’ayant bénéficié du même soutien, des hommes n’ont pas eu la même résilience que ces amazones qui ont été libérées. D’autres restent incarcérées, en l’occurrence Pulchérie Gbalet, présidente d’Alternative citoyenne ivoirienne (ACI) et Zeinab Ayoub, militante de GPS.

Cissé Sindou                       

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