Viol d’une institutrice à Sandégué : voici le coupable





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L’information qui a défrayé la chronique en fin de semaine dernière demeure sans aucun doute le viol d’une institutrice dans la localité de Daridougou, sous-préfecture de Sandégué, dans la région du Gontougo. Les faits qui se sont déroulés dans la nuit de mercredi 6 au jeudi 7 octobre 2021, sont d’autant plus déplorables que la dame vivait dans une situation de précarité.

En effet, selon les informations diffusées sur les réseaux sociaux et par la presse, cette enseignante était logée dans une maison de fortune, pratiquement à l’écart du reste du village. Une situation qui n’a pas manqué d’émouvoir les uns et les autres. Une seule question demeure donc sur toutes les lèvres : à qui la faute ? La réponse à cette interrogation est claire. Le coupable du calvaire de cette dame n’est ni plus ni moins que son employeur qui n’est autre que l’État.

Il est évident que quand on est un employeur et qu’on confie une mission à son employé, on met à sa disposition les moyens de la mener à bien. La mission de la victime était d’instruire et d’éduquer les enfants de Daridougou. L’État qui l’y a emmené devait donc veiller à lui offrir un minimum de confort. Ce n’est pas un luxe de mettre à la disposition d’un instituteur qui doit travailler dans une localité reculée un habitat digne de ce nom. En ne le faisant pas, l’État n’a pas joué sa partition. Car, comme cette institutrice, ils sont nombreux ces fonctionnaires qui vivent dans des conditions précaires à l’intérieur du pays. Fini le temps où le gouvernement ivoirien prévoyait des maisons pour les instituteurs quand il construisait des écoles.

Au total, le viol de cette institutrice dans la direction régionale de l’éducation nationale de Bondoukou, doit mettre l’État devant ses responsabilités et ses devoirs vis-à-vis de ses agents. Sinon, il demeurera le seul responsable de ce genre de drames.

 

Modeste KONÉ

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