Récurrence des interrogations de Gbagbo sur le maintien des militaires en prison : le gouvernement s’interroge





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Le gouvernement ivoirien dit s’interroger sur la récurrence des interrogations de l’ancien président Laurent Gbagbo sur le maintien des militaires en détention, alors que celui de qui ils répondent est en liberté.

Interrogé sur la question, ce mercredi, au sortir d'un Conseil des ministres,  le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly a rappelé à Laurent Gbagbo que les faits pour lesquels il a été poursuivi devant la CPI sont totalement différents de ceux pour lesquels il a été poursuivi et condamné en Côte d’Ivoire.

Pour le porte-parole du gouvernement, les militaires en question sont poursuivi pour des crimes de sang, assassinat, meurtre, torture, soustraction de cadavres. "C’était des crimes de sang assez grave", a qualifié Amadou Coulibaly, rappelant à Laurent Gbagbo qu’en matière de pénale, la responsabilité est personnelle.

Toutefois, le porte-parole du gouvernement veut savoir si la récurrence de ces interrogations est un aveu, « reine des preuves » de Laurent Gbagbo.

"Est-ce que la récurrence de cette interrogation est une forme d’aveu. M. Gbagbo est-il en train de nous dire que c’est lui qui a donné des instructions. Si tel est le cas, cela pourrait intéresser la justice parce qu’il ouvre la voie à une autre procédure", s’est-il interrogé. Et de demandé à Laurent Gbagbo de faciliter le travail de la justice en se rendant à la justice et en reconnaissant sa responsabilité.

"Ce serait un comportement de Woody. Mais il n’est pas bien de vouloir exploiter l’émotion et la naïveté des partisans pour blanchir sa conscience. C’est moralement malsain", a-t-il déclaré, ajoutant que M. Gbagbo ne peut pas continuer à "utiliser la naïveté de ses partisans parce qu’il a un problème de conscience".

A plusieurs reprises, l’ancien président Laurent Gbagbo a dit ne pas comprendre que les militaires, qui obéissent aux ordres soient toujours en prison alors que les civils qui de qui ils répondent sont en liberté.

Lambert KOUAME

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