Une vingtaine de journalistes renforcent leurs capacités sur la couverture des conflits de manière éthique, responsable et équilibrée





une-vingtaine-de-journalistes-renforcent-leurs-capacites-sur-la-couverture-des-conflits-de-maniere-ethique-responsable-et-equilibree


Une vingtaine d’hommes et de femmes de médias renforcent les mardi 11 et mercredi 12 avril 2023, à Abidjan, leurs capacités sur la couverture des conflits de manière éthique, responsable et équilibrée.

Ce projet, dénommé « Implication des médias numériques pour une prévention active des conflits et des tensions (IMPACT) est mis en œuvre en Guinée et en Côte d’Ivoire par cinq organisations à savoir Avocat sans Frontière France et Danaïdes, Africtivistes, l'Association des blogueurs de Guinée (ABLOGUI) et le Réseau des professionnels de la presse en ligne de Côte d’Ivoire (REPPRELCI).

Durant deux jours, les acteurs de médias vont « renforcer les capacités pour faire face à la multiplication des fakes news et messages haineux qui divisent les populations et créent des tensions ».

Sur l’enjeu de cette séance de formation, le président du REPPRELCI, Sermé Lassinan estime qu’il est de taille surtout à quelques moments des échéances électorales, caractérisés par des tensions et de passion.

« Le moment est opportun pour outiller les hommes de médias, les journalistes et les acteurs de la société civile à avoir les outils nécessaires pour pouvoir négocier cette période importante », a signifié M. Sermé.

Abondant dans le même sens, le directeur général du Programme national de cohésion sociale (PNCS), Dr Théodore Konimi s’est félicité de la tenue de cet atelier qui, selon lui, entre dans la droite ligne du programme qu’il dirige, rappelant que le président de la République Alassane Ouattara, a dès la fin de crise postélectorale de 2011, fait de la cohésion sociale un axe majeur de sa politique gouvernementale.

Pour Stéphanie Lamy, co-fondatrice de l’Association Danaïdes, partenaire sur le projet, il est « très important d’échanger et de renforcer les capacités des journalistes sur les lois qui existent, mais aussi sur les normes sociétales qui existent ».

La formation a été assurée par Caroline Tetard, avocate au barreau de Paris qui a axé ses échanges avec les participants sur la liberté de la presse et ses limites.

Ce projet est financé par la délégation de l’Union européenne à travers l’Instrument contribuant à la stabilité et à la paix pour une durée de 24 mois.

A terme, ce sont 160 journalistes et défenseurs des droits humains qui seront outillés pour prévenir les conflits.

Lambert KOUAME

En lecture en ce moment

Le Premier ministre ouvre officiellement les guichets emplois des jeunes

4e édition du festival « J’aime Koumassi » : les jeunes invités à embrasser l’entreprenariat