Nomination du chef du village d’Abobo-Baoulé : le patriarche Djonka Clément proteste contre la décision du préfet d’Abidjan





nomination-du-chef-du-village-dabobo-baoule-le-patriarche-djonka-clement-proteste-contre-la-decision-du-prefet-dabidjan

le patriache Djonka Clément lors de la conférence de presse



Le processus de désignation du nouveau chef de village d’Abobo-baoulé pose problème. Un arrêté de nomination signé par le préfet d’Abidjan, a désigné M. Akré Nandjui Marc comme nouveau chef du village, en lieu et place de Me Ahobo Bessé Fulgence, choisi par les populations.

Au cours d’une conférence de presse, le lundi 15 mai 2023 à son domicile, le patriarche Djonka Clément a protesté vigoureusement contre cette décision du préfet d’Abidjan.

« Monsieur le préfet, des rumeurs font état d’un arrêté que vous aurez signé et remis ce jour à M. Akré Nandjui Marc comme chef du village d’Abobo-Baoulé. M. le Préfet, si cela est vrai, je viens par la présence contester et m’opposer à la délivrance de cet arrêté que je vous prie de rapporter et d’annuler immédiatement afin de m’éviter des troubles publics dans mon village qui est actuellement profondément divisé », lit-on dans la missive adressée au préfet d’Abidjan le vendredi 12 mai 2023.

Au cours de la rencontre avec la presse, qui a vu la présence du doyen de la catégorie Tchagba, la génération montante, M. Akré Nanho Bernard et de plusieurs autres personnalités coutumières, le porte-parole de la délégation, M. Danho Ilarion, a expliqué que, comme cela se fait dans la culture Tchaman, le choix de Me Ahobo Fulgence a été fait par consensus après plusieurs mois de consultation.

Selon le conférencier, c’est le nom de ce dernier qu’il a lui-même envoyé par courrier au préfet afin d’entériner le choix du village. Et contre toute attente, en retour, c’est M. Akré Nandjui qui reçoit un arrêté de nomination comme chef du village d’Abobo-Baoulé.

En attendant que le préfet d’Abidjan ne rectifie les choses en faveur de la décision des habitants de son village, le patriarche rassure les uns et les autres et appelle au calme.

« Depuis que je suis ici, il n’y a pas eu ce genre d’histoires dans ce village. Ne vous inquiétez pas, je vais les emmener à s’embrasser … Il n'y aura pas de sang qui coulera sur cette terre », a-t-il assuré.

Sonia Fêtè (Stg)

 

Partarger cet article

En lecture en ce moment

Pour utilisation de son logo, le PDCI-RDA traduit Adjoumani et le RHDP devant les tribunaux

Implantation du PPA-CI: 147 nouveaux majeurs de l’Agneby-Tiassa adhèrent au parti de Gbagbo