Simone Gbagbo, question de logique





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Elle a bien préparé son affaire, Simone Gbagbo. Le dimanche 16 juillet dernier à Yopougon, la Côte d’Ivoire et le monde l’ont découverte, apportant son soutien au candidat du PDCI-RDA aux municipales du 2 septembre prochain. Sachant très bien que cette même commune est convoitée aussi par son fils, disons son beau-fils, Michel Gbagbo.

 « La vieille mère » se savait exposée aux critiques les plus acerbes et les plus ignominieuses si elle venait à se ranger derrière le candidat de Bédié contre celui de l’homme qui était jusqu’à dernièrement son fidèle compagnon. Elle a vu « dans la glace » que même certains des plus érudits en politique auraient beaucoup de mal à lire une telle décision, ne serait-ce que sur le plan de la morale et de l’éthique.

Alors, pour mettre fin à tous ces débats et autres sornettes avant qu’ils aient eu lieu, elle a eu l’idée, des semaines plus tôt, de tisser une alliance politique avec le parti politique de son beau-fils : le PPA-CI. Mais aussi avec le PDCI dans 12 municipalités. Concernant le parti de Laurent Gbagbo, la patronne du Mouvement des générations capables (MGC) a fait sortir son génie. Les deux partis n’ont signé d’accord électoral que dans trois municipalités du pays : Akoupé, Agou et Gboguhé.

Yopougon ne faisant pas partie des trois municipalités qui entrent dans l’alliance politique conclue avec le PPA-CI, Simone Gbagbo et le MGC sont à l’aise pour parcourir les rues de la plus grande commune d’Abidjan, main dans la main, avec le candidat Dia Houphouët du PDCI. Mme Gbagbo et le PDCI ont un accord électoral dans la commune de Yopougon.

Cela s’appelle respect de la parole donnée, principe clé en politique surtout entre alliés. Cela peut s’appeler aussi réalisme politique ou simple question de logique même si l’on ne peut s’empêcher d’avancer sereinement que l’ex-première dame avait une idée derrière la tête au moment de la conclusion de l’accord électoral avec chacun des deux partis.

Le PPA-CI serait-il tombé dans son piège ? Peut-être que oui. Peut-être que non.

Abdoulaye Villard Sanogo

 

 

 

 

 

 

 

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