Éducation nationale : Le patron d'un syndicat d'instituteurs analyse sans détour les décisions prises par la ministre Mariatou Koné au primaire





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Le secrétaire général national de la coordination des enseignants du primaire publique de Côte d'Ivoire (Ceppci), Bakary Kouakou s'est prononcé, ce samedi 9 septembre 2023 dans un entretien accordé à pressecotedivoire sur les mesures qui ont été prises par la ministre de l'éducation nationale et de l'alphabétisation, Professeur Mariatou Koné par rapport à la nouvelle année scolaire.

Le syndicaliste  dit être très en colère contre la remplacante de la ministre Kandia Camara à cause de ses récentes mesures en faveur du primaire. Il s'agit de la suppression des congés de février et des visites inopinées. Selon le premier responsable de la Ceppci, il sera difficile à un apprenant du CP1 de faire trois mois de cours sans se reposer. En ce qui concerne les visites inopinées, le syndicaliste estime qu'il n'y a rien de nouveau. Pour lui, dans certaines inspections de l'enseignement primaire public, les visites inopinées se faisaient déjà. Mais pour notre interlocuteur, instituer les visites inopinées sans tenir compte des textes qui exigent qu'il faut prévenir le maitre sept jours avant la visite, est une pression supplémentaire qui rendra le travail stressant et épuisant. Bakary Kouakou pense que la ministre Mariatou Koné n'a pas jeté un regard sur les effectifs pléthoriques avant de prendre cette décision. La loi concernant les directeurs d'école n'a pas été balayée du revers de la main par le syndicaliste en service à Gagnoa. Celle-ci apparaît à ses yeux comme une loi au-dessus de la constitution ivoirienne. Il dit être contre cette manière de prendre des décisions sans associer les secrétaires nationaux des différents syndicats. Selon Bakary Kouakou, les trêves sociales ouvrent la porte à une dictature au sein de son ministère de tutelle. Il a rappelé à la ministre Mariatou Koné que les enseignants sont dans l'attente des résultats des états généraux qui constituent pour lui des remèdes les plus efficaces à la  souffrance que vit l'école ivoirienne.

Touré Boa 

Correspondant régional 

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