Affaire Gbagbo – Blé Goudé à la CPI : La procureur Fatou Bensouda fait d'importants aveux





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Fatou Bensouda, procureur à la Cour pénale internationale (CPI), aurait-elle jeté l’éponge dans le procès Gbagbo-Blé Goudé ? Si officiellement ce n’est pas le cas, tout porte à le croire au regard des propos tenus par son équipe et elle dans le plan stratégique 2019-2021.
Le procureur, dans ce document de 46 pages, reconnaît clairement que son bureau a subi un revers dans ce dossier. Car, reconnait-elle, ce plan stratégique "coïncide avec une période de résultats mitigés".
" Malgré un certain nombre de succès obtenus à l’audience par le Bureau entre 2016 et 2019 (notamment dans l’affaire Al Mahdi, l’affaire Bemba et consorts et, plus récemment, l’affaire Ntaganda) et les efforts considérables déployés par ses membres dévoués et compétents, celui-ci a essuyé d’importants revers (dans l’affaire Ruto et Sang, l’affaire Bemba et l’affaire Gbagbo et Blé Goudé)", avoue-t-elle dans le résumé analytique de ce document, à la page 4. Justifiant que "ces résultats insatisfaisants sont la conséquence d’un ensemble de facteurs et, notamment des effets résiduels de la stratégie du Bureau antérieure à 2012, de la nécessité de renforcer la stratégie actuelle, des obstacles rencontrés en matière de coopération et de sécurité et, enfin, des difficultés à apprécier les règles juridiques en vigueur en raison parfois d’un conflit de jurisprudence ou de méthode". Enfin, elle a rassuré : "Bien que certains de ces facteurs à l’origine de ces résultats échappent au contrôle du Bureau, ce dernier demeure fermement résolu à tirer les enseignements tant de ses échecs que de ses réussites et à faire tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir de meilleurs résultats à l’audience".
Le procès Laurent Gbagbo et Blé Goudé devant la CPI pour crimes de guerre et crime contre l’humanité a été ouvert le 28 janvier 2016. Le 15 janvier 2019, la Chambre de première instance I, à la majorité, a acquitté les deux accusés de toutes les charges retenus contre eux. Depuis, l’ex-président de la République est en liberté conditionnelle en Belgique, quand son ministre de la Jeunesse se trouve en Hollande.

Modeste KONÉ

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