Le Burundi confronté à une flambée de paludisme





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Le Burundi est confronté à une flambée de paludisme atteignant des “proportions épidémiques” qui a fait plus 1.800 victimes depuis le début de l’année, selon l’ONU, soit autant que le nombre de victimes d’Ebola en un an dans la République démocratique du Congo voisine.

Du 1er janvier au 21 juillet 2019, “un total cumulé de 5.738.661 cas et de 1.801 décès a été signalé”, selon un rapport du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), consulté par l’AFP mardi. Le Burundi compte environ 11,5 millions d’habitants et OCHA précise qu’une même personne peut avoir contracté la maladie plusieurs fois.

Les auteurs du rapport évoquent “des proportions épidémiques” de la maladie depuis début mai, mais le gouvernement burundais a refusé jusqu’ici de déclarer une épidémie de paludisme, malgré des demandes des organisations internationales en ce sens depuis la mi-avril.

“Au cours de la semaine 29 (du 15 au 21 juillet 2019), 152.243 cas, dont 65 décès, ont été signalés dans 39 districts (sanitaires) sur (les) 46” que comptent le Burundi, a annoncé OCHA, parlant d’“une augmentation de 164% du nombre de cas signalés” par rapport à la semaine 29 de 2018.

Gitega “pas en mesure de commenter ces chiffres”

Un faible recours aux mesures préventives comme les moustiquaires ou “le manque de ressources humaines, de ressources logistiques et financières pour une réponse efficace” sont les principaux facteurs expliquant cette flambée de cas de paludisme.

Le bureau d’OCHA pour le Burundi, sollicité par l’AFP, a expliqué ne pas être en mesure de commenter ces chiffres, précisant que “la décision de déclarer une épidémie relève de la souveraineté de l’Etat burundais”.

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