Houphouët a eu raison







Felix Houphouët-Boigny a finalement eu raison sur toute la ligne. Il n’avait de cesse d’affirmer que le vrai bonheur, on ne l’appréciait que lorsqu’on l’avait perdu. Apres après sa mort, tout le monde l’admire. Chacun veut s’identifier à lui. Chacun des acteurs politiques réclame son héritage : même ses pires pourfendeurs, de son vivant, et ceux qui après sa mort, ont tout mis en œuvre pour effacer ses traces de la mémoire collective ivoirienne sont devenus ses admirateurs.

De triste mémoire, après la mort du père de la nation, ses successeurs à qui il a offert le pouvoir sur un plateau d’or  ont choisi de le tuer une seconde fois. La plus méchante de toutes les actions contre lui a été la destruction de sa maison qui aurait pu servir de musée pour les générations actuelles et celles à venir. Ses bagages, ses meubles et ses tableaux de grands maître ont été transportés dans des camions bennes  et non par des véhicules spécialisés dans le déménagement d’Abidjan à Yamoussoukro. Au pied de la Basilique notre Dame de la paix, la grande résidence de Houphouët était à l’abandon, il a fallu le coup d’Etat de la Nativité pour qu’elle soit réhabilitée. Qui ne se souvient de la piscine non entretenue et de la couleur verdâtre qui a été présentée

 Son épouse Thérèse Houphouët-Boigny a subi les pires humiliations.  Toutes les voitures du parc présidentiel  lui ont été arrachées. Elle a été si persécutée qu’elle a dû s’exiler pour fuir la méchanceté du système Nzueba. Elle a dû interrompre les activités de sa fondation caritative Ndaya international pour vivre tranquille.  Pour tous les anciens collaborateurs de Houphouët, c’était la croix et la bannière. A chaque Conseil des ministres, on les dégommait. Un à un, ils ont tous été chassés de l’administration juste parce qu’ils étaient très proches de Houphouët et leurs noms ne luisaient pas dans le miroir de l’ivoirité. C’est cette politique de ségrégation entre Ivoiriens qui avait en son temps, favorisé la première césure au sein du Pdci.

Traoré Moussa

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