Incompétence et insuffisance de rendement !







Depuis le lundi  10 décembre 2018, le ministre Thierry Tanoh qui détenait le portefeuille du Pétrole, de l’Energie et des Energies renouvelables ne fait plus partie du gouvernement Amadou Gon Coulibaly. Il a été limogé de l’équipe gouvernementale après un conseil des ministres extraordinaires au Palais de la présidence au Plateau-Abidjan. Sur les mobiles de son départ du gouvernement, tout le monde en Côte d’Ivoire reconnaît qu’il est très difficile de remplacer un spécialiste ou expert du pétrole comme le ministre Adama Toungara. On le savait sur un ‘’fauteuil éjectable’’. Etre expert des finances internationales ne veut pas dire forcément vous serez un cerveau politique de premier ordre dans les questions pétrolières. Ce sont deux choses incompatibles. Et Thierry Tanoh a passé le clair de son temps à tourner en rond, à faire du sur place. On le savait aussi nonchalant, timoré et pas sûr de ce qui convient pour booster ce département ministériel qui est une poule aux œufs d’or pour les recettes de l’Etat. Conséquence : Les devises d à engranger étaient en deçà des attentes du gouvernement. Les chiffres chutaient de manière drastique. Ce qui inquiétait le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly et à un degré hautement supérieur, le chef de l’Etat, le président Alassane Ouattara. Au lieu de constituer une source de devises de l’Etat pour mettre en œuvre le projet du gouvernement et de société du locataire actuel du Palais de la Présidence de la République au Plateau, le ministère du pétrole et de l’Energie est devenu le maillon faible, une source de soucis à cause du déficit dans la masse financière à recouvrer. En un mot, Thierry Tanoh par sa nonchalance, son manque du dynamisme, tirait le gouvernement Amadou Gon Coulibaly vers le bas. Il fallait tout de suite mettre fin aux tâtonnements, hésitations et le manque de vision de ce ministère du Pétrole qui passait son temps à se tourner les pouces, à s’ennuyer à ses bureaux. Les résultats de ce laxisme sont là, à nos yeux, aujourd’hui. Le triptyque nonchalance, incompétence, insuffisance de rendement ou de résultats résume mieux le passage de M. Thierry Tanoh, haut cadre du PDCI-RDA à la tête de ce département ministériel. Vanté hier sur tous les toits, ce grand technocrate a été une grande déception pour tous. Parler de harcèlement, de chantage exercés sur sa personne, relève d’une mauvaise foi et d’une malhonnêteté intellectuelle, de la pure ‘’sorcellerie politique’’. Car le ministre Thierry Tanoh n’était pas à la hauteur de la mission à lui conférée. C’est bien trop facile de prendre ce raccourci pour ‘’maquiller’’ l’échec de l’homme au gouvernement. Cette manie de ‘’politiser’’ toutes les décisions du pouvoir en y voyant ‘’une chasse aux sorcières’’ est bien regrettable. Y voir aussi une nomination aux couleurs claniques ou ethniques, est une méprise. Un cadre du PDCI-RDA a été remercié, un autre du RDR a été nommé en remplacement de celui qui sort du gouvernement. C’est plutôt de la géopolitique et non un privilège à un clan ou une ethnie. Ce disque est bien rayé. Car ici, il n’y a pas à redire. « Quelqu’un laisse, quelqu’un prend », chantent des artistes. Que ceux qui parlent de règlements de compte, de ‘’chasse aux sorcières’’ regardent dans le rétroviseur pour ne voir que le bilan de trois ans de présence du ministre Thierry Tanoh à la tête du ministère du Pétrole pour se raviser. Pour descendre sur terre. L’obligation des résultats a été le cadet des soucis du ministre issu du PDCI-RDA qui a fait preuve hier de laxisme, d’incompétence et d’insuffisance de rendement. C’est cette triste réalité que le PDCI-RDA refuse de reconnaître et recourt, comme à ses habitudes, à des harcèlements et chantages.

 

Bonne lecture à tous et à la semaine prochaine inch’Allah !

 

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