1er Congrès du Rassemblement national des indépendants-Afrique à Abidjan : Pari réussi pour les organisateurs





Afrique,Rni,Maroc


Le Rassemblement national des indépendants (RNI) a tenu, récemment, à Abidjan, le premier Congrès Afrique, une initiative visant à prendre connaissance in situ des préoccupations et desiderata des Marocains résidant en Côte d’Ivoire et dans plusieurs pays africains.

Plus largement, ce Congrès s’inscrit dans le processus lancé par le RNI pour recueillir les recommandations des différentes composantes du parti au Maroc et dans plusieurs capitales mondiales à l’effet de définir les priorités et les besoins de chacune d’entre elles.

A cette occasion, le président du RNI, Aziz Akhannouch, entouré de plusieurs ministres marocain ainsi que le coordinateur du RNI Afrique, Firaoui Youssef, a indiqué qu’après de récentes escales en Allemagne, en Italie et en Espagne, la rencontre d’Abidjan a offert l’opportunité de rencontrer les ressortissants marocains établis en Afrique. Dans une ambiance conviviale et de franc-parler, Aziz Akhannouch, a fait savoir que cette rencontre a permis de s’informer des besoins des Marocains installés partout en Afrique, de leurs points de vues sur nombre de dossiers et des changements auxquels ils aspirent dans leur pays d’origine, le Maroc. Le moins qu’on puisse dire, à l’écouter, le Congrès de la capitale économique ivoirienne qui a rassemblé environ 360 congressistes a été un pari réussi pour les organisateurs.

« Nous sommes un parti de l’écoute, aussi bien au Maroc qu’à l’étranger », a dit le président, soulignant que ces rencontres à l’international s’ajoutent à l’initiative « 100 jours pour 100 villes », lancé au Maroc et dont le déroulé « va bon train ». Les déplacements vont se poursuivre, a indiqué M. Akhannouch, affirmant que les avis recueillis à Abidjan et lors des autres escales serviront de base pour mettre au point un « programme global » du parti. A Abidjan, l’immigration volontariste des Marocains a donné lieu à des success-stories dans plusieurs secteurs économiques et commerciaux et « nous sommes heureux de nous rendre chez cette communauté sérieuse et importante ».

Le Congrès d’Abidjan a été marquée par la présence du ministre ivoirien en charge de l’Agriculture et du développement Rural, Kobenan Kouassi Adjoumani, de ministres  burkinabè et malien ainsi que plusieurs députés et sénateurs.

En présence du Bureau exécutif, sous le regard vigilant de l’auditoire, Anis Birou, membre du bureau politique du RNI en charge de la région 13 (Marocains du monde), a révélé qu’à l’issue du Congrès de 2016, le parti a fait sienne une démarche préconisant de communiquer en permanence avec les MRE, rester à leur écoute et, surtout, les associer à tout ce qui a trait à l’action politique au Maroc.

« Nous sommes fidèles à cette démarche et c’est dans ce cadre que le RNI est venu à la rencontre des marocains d’Afrique, venus du Sénégal, du Congo, de la Guinée, de la Guinée équatoriale, du Burkina, entre autres », a-t-il soutenu. Selon lui, ces marocains se sont rendus à Abidjan, partant de leur conviction profonde que la dimension géographique n’a jamais été un obstacle pour faire de la politique et de s’intéresser à la vie partisane au Maroc.

Dans un discours fort, le coordinateur du RNI Afrique, Firaoui Youssef, a pour sa part,  démontré que : «  le Maroc est un arbre dont les branches et les feuilles sont dirigées vers l’Europe, mais les racines sont encrées en Afrique »

Heureux de la réussite du 1er Congrès-Afrique tenue à Abidjan, Firaoui Youssef a lancé un message important aux ressortissants marocains qui ont effectué nombreux le déplacement. « Le Congrès d’aujourd’hui nous rappel cette vérité et l’importance de l’Afrique dans l’histoire du Maroc, mais aussi celle des marocains qui sont repartis sur l’ensemble du continent africain, du Caire à Johannesburg. Alors, merci Président de nous donner cette opportunité et cette tribune de nous exprimer, nous, marocains d’Afrique, et de porter notre voix. En ma qualité de Coordinateur RNI Afrique, je suis particulièrement heureux de faire partie de l’équipe du Rassemblement National des Indépendants, qui est à l’image du mouvement: jeune, soudée, dynamique et engagée. Dans les mois qui précédent, nous avons renforcé l’action de développement de la région 13 en organisant des Congés en France, en Espagne, en Allemagne, et en Italie. Et la Côte d’Ivoire, qui représente l’Afrique cette année, est aujourd’hui une nouvelle étape de franchie dans ce processus de développement », s’est réjoui Firaoui Youssef.

Avant de lever un coin du voile sur l’importance du Maroc de par sa position stratégique et la passerelle qu’il forme entre l’Europe et l’Afrique, l’Amérique et l’Afrique, le Moyen-Orient et l’Afrique, faisant du Maroc un acteur majeur dans le développement de l’Afrique entière. « Aujourd’hui le Maroc est doté d’outils qui lui permettent de rivaliser dans de nombreux domaines aéroportuaires, aviation, nouvelles technologies, énergies, automobile et bien d’autres », a-t-il appris. Par ailleurs, M. Firaoui  a évoquons la situation des MRE vis-à-vis du Maroc.

« En quelques chiffres, nous représentons près de 6 millions de marocains répartis dans plus de 100 pays, nous représentons environ   14/100 de la population marocaine, c’est la partie régionale qui grandit le plus, et le plus vite, il y avait moins de 2 millions de MRE dans les années 90, en 30 ans la population marocaine à l’étranger a triplé et dans ces chiffres il y’a malheureusement une partie qui n’est pas prise en compte. En effet, les données statiques sont peu fiables à ce sujet car nombreux sont ceux qui y échappent. A l’instar des enfants issus du métissage, qui, bien que nés de parents marocains ne se déclarent pas systématiquement auprès des instances consulaires. Ces chiffres nous apprennent donc, qu’à ce rythme de croissance nous aurons plus de MRE que de marocains au Maroc dans quelques décennies. Aujourd’hui le Maroc à travers sa diaspora dispose d’un réel rayonnement à travers le monde, nous connaissons les sportifs, les artistes, les acteurs, les producteurs qui sont une vraie vitrine pour le Maroc, mais nous avons aussi des chercheurs, des médecins, des avocats, des ingénieurs, des entrepreneurs. Nous pouvons compter sur un nombre considérable de marocains qualifiés, et c’est aussi à travers toutes ces personnes que le Maroc rayonne à l’échelle internationale. Le Maroc à besoin de toutes ces compétences, et chaque Marocain du monde possède une compétence pouvant contribuer au développement du pays.

Aujourd’hui le Maroc à travers sa nouvelle Constitution veut composer avec ces marocains résidants à l’étranger. En ce sens, je souhaite que le RNI se fasse l’écho des préoccupations de nos concitoyens et les accompagne dans la réalisation de projets citoyens. Nous souhaitons faire connaître la spécificité de notre environnement auprès d’un grand nombre de parlementaires. Nous allons également œuvrer afin que la voix des marocains de l’étranger porte en interne, et au sein du gouvernement.  Je souhaite que nous puissions travailler ensemble à l’élaboration de politiques publiques adaptées à nos réalités. Et pourquoi pas au travers d’un organe politique entièrement dédié aux MRE, qui siègerait dans les instances de notre pays, pourra en défendre les intérêts  et porter la voix de nos compatriotes marocains résidants à l’étranger. Ceci afin que nos concitoyens puissent faire partie intégrante de l’échiquier politique national, s’exprimer, proposer et participer à l’action publique, et ce à des milliers de kilomètres du royaume. Et parce que  l’engagement citoyen passe par l’action ! Alors n’attendons plus, empruntons cette Voie de la Confiance insufflée par le Rassemblement national des Indépendants ! Et contribuons ensemble, pour notre Patrie, à la construction du « nouveau modèle de développement » prôné par sa Majesté, le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste», a longuement égrainé Firaoui Youssef.

 L’autre membre du bureau politique du RNI, Nadia Fettah Alaoui, a pour sa part affirmé que sa formation attache un intérêt tout particulier à la communauté marocaine à l’étranger, faisant remarquer qu’en mettant le cap sur Abidjan, le RNI veut être à l’écoute des propositions relatives au quotidien des Marocains d’Afrique dans leurs pays de séjour respectifs mais aussi de leurs aspirations quant au développement au Maroc.

En droite ligne des orientations de SM le Roi Mohammed VI prônant d’accorder aux MRE l’importance qui leur échoit, le RNI a tenu à se rendre en Afrique dans le cadre de la logique de proximité qu’affectionne le parti dans son interaction avec la diaspora marocaine partout où elle se trouve, a-t-elle ajouté.

Plusieurs membres du Bureau politique du RNI ont également pris part à cette rencontre, notamment les deux anciens ministres, Rachid Talbi Alami et Mohamed Aujar.

Il faut noter que, tous les participants, à travers le monde, ont félicité et salué la réussite de ce premier Congrès RNI-Afrique qui s’est tenu sur les bords de la lagune Ebrié.

GZ avec Sercom

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