Lutte contre le Covid 19-Fonds de soutien aux artistes: Aicha Koné dénonce, le Burida réagit





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Le fonds de souten mis en place depuis quelques jours par l,Etat de Côte d'Ivoire en vue de soutenir les artistes ivoiriens et les organisateurs de spectacles qui ont vu leurs événements reportés ou annulés fait grincer des dents au sein du bureau ivoirien du droit d'auteur (BURIDA)
En effet, Aicha Koné, l'une des icônes de la musique ivoirienne a manifesté son mécontentement devant le chèque de 100.000f qui lui a été octroyé. 
"J’en ai marre du Burida. Oui, le Burida devient une merde. Que les dirigeants actuels du Burida ne profitent pas du Coronavirus pour se foutre des artistes que nous sommes. Pas que je sous-estime nos enfants artistes de la génération actuelle, mais j’ai quand même près de 50 ans de carrière. Relativement aux 500 millions des artistes, j’appelle un responsable du Burida et il me dit qu’ils ont prévu un chèque de 100.000 F et quelques pour moi. Quand même sur 500 millions ? Même s’ils disent avoir recueilli ces droits dans les bars et maquis, mais nous nos œuvres sont jouées ici en Côte d’Ivoire et partout en Afrique. Avant la génération actuelle, nous étions là ! Nos œuvres sont toujours jouées. D’ailleurs je refuse ce chèque de 100.000 F. Nous méritons un minimum de considération. Je suis sociétaire du Burida depuis sa création. Avant cela, j’étais à la SACEM. Aucune nation ne peut compter sans la culture. Il y a des pays en Afrique où le gouvernement a offert aux artistes 1 milliard», s’est-elle indignée, dans un courrier adressé au directeur général du Burida, Karim Ouatarra et qui a fait le tour des réseaux sociaux. 
La réplique de la maison des artistes ne s'est pas faite attendre. Elle est venue du président du conseil de gestion et de restructuration qui a tenu à faire des précisions.
"Non, chère honorable consœur et sociétaire du Burida. Ces 500 millions fcfa ne sont pas un don de l'État de Côte d'Ivoire aux sociétaires du Burida. Cette somme est le produit du travail des créateurs (dont toi) de ce pays, affiliés au Burida. En somme, c'est le produit de votre travail et non une faveur. C'est ton Droit, et non un acte de générosité de l'État ivoirien. Et l'État n'a jamais dit non plus qu'il vous offrait 500 millions de Fcfa. L'État, par le ministère de la Culture, a distribué aux plus nécessiteux d'entre-vous (et Aïcha Koné ne saurait en faire partie) des vivres, et non de l'argent. C'est toi, et de nombreux autres, malheureusement, qui n'avez pas bien compris. Qui a entretenu le flou dans les esprits ? Nous ne le savons pas", a expliqué Tiburce Koffi.
Il a par ailleurs saisi l'occasion pour dénoncer les attaques d'Aicha Koné dont les oeuvres ne se jouent pratiquement plus pendant la dizaine d'années qu'elle a passé en exil au sirtif de la crise postélectorale de 2010
"Cette absence physique et ce retrait politique se sont convertis en absence musicale sur le territoire national et les ondes ivoiriennes : ses morceaux, conséquemment, ne se jouaient pas ; ses disques, victimes de contrefaçon (comme nombre de disques d'artistes de notoriété), ne lui ont donc presque rien rapporté en Côte d'Ivoire, un pays musicalement sous la domination du zouglou et du coupé décalé", a t-il ajouté.
Solange ARALAMON

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