Après la fin de l’enrôlement : Un cadre de Lider sans détour « Cette opération a été bâclée »





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La Commission électorale indépendante a mis fin à l’opération d’enrolement sur le territoire ivoiren et à la diaspora le dimanche 5 juillet 2020. Peu après cette démarche, des voix s’élèvent pour dénoncer le dysfonctionnement de l’opération. C’est le cas de Benjamin Téhé, cadre de Lider dans cet entretien.

 

 La CEI vient d’achever l’opération d’enrôlement des Ivoiriens sur l’ensemble du territoire et à la diaspora. Quel commentaire faites-vous ?

Benjamin Téhé: Ecoutez ! Notre position sur la composition et le fonctionnement de cette structure n’a pas changé et les faits donnes raison à tous ceux qui comme moi sont monté au créneau pour dénoncer les agissements de l’actuel président de cette CEI ; KUIBIERT, filleul du tristement célèbre YOUSSOUF Bakayoko ex président de ladite structure.  Deux personnes différentes mais dont les pratiques se rejoignent sans aucune ombre de variation. Comment comprendre qu’au moment où la CEI clôture cette opération, des demandes d’extraits de naissances, de certificats de nationalités, des certificats de résidences, sont en souffrances sur les bureaux des sous- préfets, juges, commissaires dans plusieurs localités du pays et malheureusement dans des zones où les experts en élections du rdr désignent comme des bastions de l’opposition ? Comment expliquez-vous aux nouveaux majeurs qu’ils ne participeront pas au vote parce que le Rhdp,  parti au pouvoir en  a décidé ainsi ? Quelle est cette logique de vouloir exclure des ivoiriens du droit au vote alors que cela est anticonstitutionnelle et anti-démocratique ?

Vous insinuez que la CEI n’a pas atteint ces objectifs ?

B.T: Laissez-moi vous aider avec les mots qu’il faut employer pour dépeindre la situation. Cette opération a été bâclée, expédiée, mal organisée, liquidée, bousillée, brochée et faite à la hâte. Le résultat est là !  Dans le Cavally par exemple et vous pouvez aller le vérifier ; jusqu’à dimanche 05/07/2020 à 12h la tonne de dossiers en possession des juges ne pouvait pas être signé en moins de 72h quelques soit la bonne volonté de cet agent de l’état. La situation est pareil dans tout le pays. Est-ce que Kuibiert, le président provisoire de la CEI en a-t-il conscience ? Malheureusement, comme par leurs habitudes, ils vous sortiront l’argument générique selon lequel : « même si on leurs donnaient tout un trimestre, ils ne seraient pas prêt ». Le Rhdp a fondé pendant plusieurs années sa campagne pour la prise du pouvoir, sur une exclusion fictive. Mais cette fois l’exclusion est réelle, et ironie du sort, c’est les prétendus exclut   d’hier qui sont au pouvoir. Voyez-vous ? Voyez-vous les retombées de la démagogie ? De la propagande mensongère ? Soyons objectifs, la CEI ne travaille pas pour le président de la république, encore moins pour elle-même. Elle est au service du peuple. Dans un pays réellement démocratique, elle devrait tirée sa légitimité du peuple ; d’où son caractère totalement indépendant. Mais ici en Côte d’Ivoire, en plus de ne pas être indépendante, elle reçoit son agenda du parti au pouvoir. Vous voyez le danger auquel nous sommes tous exposé à trois mois du scrutin présidentiel ?

Est-ce le même tableau pour la diaspora ? 

B.T : Malheureusement oui. Le désordre du pays a tout simplement été transposé ou tropicalisé par les différentes commissions électorales de la représentation diplomatique Rhdp  (CERD). Non seulement, les Ivoiriens pour cette opération étaient très motivés donc nombreux à envahir les lieux d’enrôlement, mais les tablettes n’étaient pas suffisantes pour assurer l’enregistrement rapide de tous les pétitionnaires. Ajouter à cela les lieux d’enrôlement qui n’ont pas tenu compte des pôles d’installation des Ivoiriens bien que le rdr enrôlait certains de ces membres à domicile. Nous avons noté les défaillances techniques sur les tablettes. A cela il faut ajouter le fait que les nombreux reports n’ont pas été favorable pour certains compatriotes qui ne savaient plus quel motif évoquer à leurs entreprises ou chefs hiérarchique sur les raisons  pour lesquelles ils n’aient pas pu se faire enrôler dès les premiers moments et pourquoi il fallait parcourir des distances aussi grande pour une opération qui en principe dans leur pays d’adoption se fait électroniquement, le vote y compris. Un pays comme l’Autriche où vous pouvez trouver un nombre important d’Ivoiriens, n’a pas bénéficié de bureau d’enrôlement. Que deviennent toutes ces voix exclues du processus ?

B.T : Yode et Siro, viennent de sortir un album qui a déjà planté le décor de la ligne d’attaques de l’opposition et ont même fait un clin d’œil au professeur MAMADOU Koulibaly lors de leur conférence de presse. Quel commentaire ?

B.T : (rire !) voyons ! Le Zouglou est égale à lui-même. Il est pour les Ivoiriens ce qu’est le reggae pour la Jamaïcains. En tant que musicologue, musicien et spécialiste du Zouglou, je peux vous dire que ce genre musical est le reflet de la société Ivoirienne dans son ensemble. L’expressionisme dans cette musique est le fondement de sa pérennité. On ne peut échapper aux projecteurs des artistes Zouglou que lorsqu’on n’existe pas. Et même dans ce cas, ils peuvent créer un personnage fictif pour les besoins de la cause.  Il faut respecter l’ART dans son ensemble car « négliger l’art c’est négliger l’Homme ». En affirmant sans hésitation aucune que le professeur MAMADOU Koulibaly, candidat du parti LIDER  à l’élection présidentielle 2020 est  un homme incorruptible est un signal fort qu’ils donnent aux Ivoiriens dans le choix qu’ils ont à opérer dans ce scrutin. Yodé et Siro ont donné un mot d’ordre très clair aux Ivoiriens qui aiment le Zouglou qui les admirent en tant qu’artistes engagés. Il n’y pas meilleurs directeur de campagne que les ambassadeurs du peuple, les défenseurs du peuple. Ils ne sont pas influençable et l’album a finit pas convaincre tous les sceptiques quant à leur engagement et détermination à faire du Zouglou d’engagement. 

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