GPS, une force politique est née







Générations et Peuples Solidaires (GPS), le mouvement politique présidé par Guillaume Soro a soufflé hier sa première bougie. Une année d’existence qui en vaut une dizaine.

 

GPS s’est très vite positionné comme la principale force politique de Côte d’Ivoire. Il est aujourd’hui le mouvement le plus craint du régime Rhdp qui voit en lui la principale menace sur son projet de conservation du pouvoir. La preuve, ce 26 juillet 2020, date du premier anniversaire de GPS, un blocus policier est installé devant son quartier général qui reste fermé à la Riviera Golf. La quasi-totalité des membres de sa direction sont en prison. Ils ont été arrêtés ensemble le 23 décembre au cours d’une conférence de presse. Accusés par le procureur d’Abidjan de « publication de fausses nouvelles, de trouble à l’ordre public et d’atteinte à l’autorité de l’État », ils croupissent dans différentes prisons du pays depuis sept mois sans jugement.

Le 28 avril 2020, au terme d’un jugement expéditif tenu à son absence au tribunal d’Abidjan-Plateau, le président de GPS a été condamné, à 20 ans de prison ferme,4,5 milliards FCfa d’amende et cinq ans de privation de droits civiques pour « recel de détournement de deniers publics, « blanchiment de capitaux ».  

Déjà le 23 décembre 2019, alors qu’il regagnait son pays après plusieurs mois passés à l’extérieur, Guillaume Kigbafori Soro a été empêché d’atterrir à l’aéroport d’Abidjan. Le même jour, un mandat d’arrêt a été émis contre lui pour une présomption d’atteinte à l'autorité de l'Etat et à l'intégrité du territoire national, et pour une présomption de « détournement de deniers publics, recel de détournement de deniers publics et blanchiments de capitaux portant sur la somme de 1,5 milliard de FCfa ».

Ces chefs d’accusation, tout comme ceux retenus contre ses compagnons emprisonnés, ont un caractère politique. C’est la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (CADHP) qui le relève dans son ordonnance rendue le 22 avril. Cette juridiction supranationale demande la libération des détenus de GPS et la levée du mandat d’arrêt international contre Guillaume Soro. La CADHP estime que l’ex-chef du Parlement ivoirien ne devrait pas être privé de son « droit politique » d’être candidat à l’élection présidentielle de 2020.

 L’Union interparlementaire (UIP) ira dans le même sens. Cette organisation qui regroupe les Parlements du monde a exigé la suspension des poursuites contre des élus ivoiriens dont le député de Ferké. 

A ce jour, les autorités ivoiriennes restent sourdes à tous ces appels de la communauté internationale. Le pouvoir montre sa peur de laisser les responsables de GPS libres de leurs mouvements. Il montre surtout sa peur d’affronter le candidat Guillaume Soro dans les urnes.

Cependant, toute cette persécution contre GPS et ses membres n’a pas empêché ce mouvement de progresser. Malgré l’emprisonnement ou l’exil de sa direction, il a poursuivi sa « résistance pacifique ». Au plan national, une équipe essentiellement composée de femmes, pilote l’implantation. « GPS est aujourd’hui présente dans toutes les régions de la Côte d’Ivoire », assure la Coordonnatrice nationale, Anne-Marie Bonifon. 

Les adhésions en ligne, ouvertes lors de la Crush party de Valence (en Espagne) par Guillaume Soro, ont permis d’enregistrer à ce jour près de CINQ CENT MILLE (500 000) inscrits. En moins d’un an, la barre des 400 000 adhésions était atteinte. Une première pour un mouvement politique en Côte d’Ivoire et au-delà. Sans oublier le nombre indéfini de sympathisants non-inscrits, mais qui portent dans leur cœur la cause de GPS. 

Ce mouvement veut « faire la politique autrement ». Un autre élément de sa maturité précoce est son mode d’implantation. « Au GPS, notre mission va consister à recruter, mobiliser et faire adhérer le plus grand nombre d’Ivoiriens inscrits sur la liste électorale. Le Comité local citoyen (CLC) est la cellule de base. Les CLC sont les points d’ancrage de GPS, les seuls points d’ancrage sont les Comités locaux, il n’y aura pas d’autres structures de soutien », expliquait lors d’une conférence de presse en octobre 2019 Alain Lobognon, ancien ministre des Sports, député de Fresco, membre fondateur de GPS. Il a insisté sur l’ouverture à tous les citoyens ivoiriens sans restriction. « Le volontariat est le principe de participation aux activités de GPS. C’est ce que dit l’article 6 des statuts. On ne forcera personne à intégrer le GPS, ni maintenant ni après la victoire de 2020. On ne va pas aller chercher des adhérents et leur faire perdre leurs postes parce qu’ils ne sont pas dans le GPS. Le principe de volontariat repose également sur le respect des positions des partis politiques. Tu peux être du Rhdp et être adhérent de GPS. Le succès de cette innovation va reposer sur le maillage des lieux de vote », a ajouté l’élu de Fresco.

GPS est donc né avant tout comme un mouvement citoyen qui place au cœur de son projet de société la construction d’une nouvelle Nation ivoirienne. 

Cissé Sindou   

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