Interpellés il y a quelques jours, Guikahué et cinq autres cadres du PDCI placés sous mandat de dépôt





PDCI RDA,Maurice Kacou Gukahué


Selon Me Suy Bi Emile, un des avocats de l’opposition ivoirienne, le secrétaire exécutif en chef du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI RDA), Maurice Kakou Guikahué et cinq autres cadres de ce parti, soupçonnés de complot contre l’autorité de l’État, ont été placés sous mandat de dépôt.

Il ajoute que plusieurs autres responsables de ce parti dont Ezaley George Philippe, Kamagaté Brahima et Aminata N’Diaye qui avaient été interpellés dans le cadre de la même enquête ont été relâchés.

Pour rappel, la plateforme de l’opposition ivoirienne dans laquelle est membre le PDCI, a annoncé lundi dernier la création d’un Conseil national de transition (CNT), un organe de transition présidé par l’ex-président ivoirien Henri Konan Bédié qui devrait mettre en place un gouvernement de transition.

En retour le gouvernement ivoirien, avec à sa tête le Président Alassane Ouattara, déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 31 octobre, qui a dénoncé un attentat contre l’autorité de l’État avec la création de cet organe, a saisi le procureur de la République à l’effet d’engager des poursuites judiciaires contre les promoteurs de ce Conseil.

Le procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan, Richard Christophe Adou, au cours d’une conférence de presse animée le vendredi 6 novembrer, a estimé que l’appel à la désobéissance civile de l’opposition et la création du CNT sont constitutifs d’attentat et de complot contre l’autorité de l’État et de l’intégrité du territoire national.

Il a alors annoncé l’interpellation de plusieurs cadres de l’opposition et indiqué que dans le cadre de cette enquête, plusieurs  autres leaders de l’opposition ivoirienne dont le président du Front populaire ivoirien (FPI) Affi N’Guessan et le président de l’ Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d'Ivoire (UDPCI), Albert Mabri Toikeusse sont "activement recherchés".

Pascal Affi N’Guessan, membre du CNT a été arrêté dans la nuit de vendredi à samedi dans le département d’Adzopé, alors qu’il se rendait à Bongouanou (Centre-Est), la capitale de la  octobre région du Moronou dont il est par ailleurs, le président du Conseil régional.

De son côté, le président de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) Abdallah Albert Toikeusse Mabri est toujours recherché.

Solange ARALAMON

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