Des agents de ministère de l’Enseignement supérieur en colère contre le ministre Adama Diawara, les raisons





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Les membres du Syndicat des agents de l’administration centrale du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique(Syaac-Mesrs) sont très remontés contre leur ministre de tutelle, Adama Diawara.  Et ils l’ont fait savoir au cours d’un point de presse qui a eu lieu ce lundi au Plateau.

 En effet, il est reproché au ministre Adama Diawara de ne pas s’inscrire dans la continuité de son prédécesseur Mabri Toikeusse qui selon le communiqué lu par Koigny Guy Roland, secrétaire à l’organisation par intérim dudit syndicat, ‘’ avait signé la décision N. 1095 Mesrs/Cab du 19 mars 2020 portant instauration d’une prime d’incitation en faveur du personnel de l’administration centrale du Mesrs, sur instruction du Premier ministre feu ‘’Amadou Gon Coulibaly ‘’

‘’ Le ministre Diawara refuse d’appliquer ladite décision, au mépris même de la préservation de nos acquis sociaux et du principe sacro-saint de la continuité de l’administration : chose que nous n’accepterons jamais ‘’ a indiqué Koigny Guy Roland.    

De plus, le Syndicat des agents de l’administration centrale du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a annoncé certaines actions au cas où rien n’est fait dans les jours qui suivent.

‘’ une grève sans précédent doublée d’un sit-in devant le cabinet de notre ministre de tutelle, et s’il le faut devant la Primature… Tous les services de l’administration centrale du Mesrs seront paralysés, les deux sessions de soutenances du Bts n’auront pas lieu. Tout sera bloqué… ‘’ a menacé Koigny Guy Roland.    

Joints au téléphone, des sources proches du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique nous ont demandé de nous référer à la Direction des affaires administratives et financières dudit ministère. Nous y reviendrons…  

  

L’intégralité du communiqué du Syaac-Mesrs

 

Mesdames et messieurs, chers amis de la presse, le syndicat des agents de l'administration centrale du Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique vous souhaite la bienvenue et vous remercie d'avoir répondu présent à celénième point de presse.

D'entrée de jeu, il faut savoir que les agents de l'administration centrale du MESRS ne sont pas du tout contents de leurs conditions de vie et de travail. Depuis pratiquement cinq ans, nous ne cessons de dénoncer la précarité dans laquelle nous sommes englués alors que l'administration centrale du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique génère de nombreuses ressources financières, qui ne profitent qu'à un groupuscule de personnes. Comment comprendre un tel paradoxe ?

Les Ministres se succèdent régulièrement dans ce Ministère ; et on a le net sentiment qu'ils se passent le témoin sur les juteuses recettes liées aux nombreuses activités réalisées, en dehors même de l'alléchant budget de fonctionnement, laissant cruellement les agents broyer du noir, sans la moindre prime trimestrielle, quand bien même ils en n'ont droit.

En effet, après plusieurs négociations et la tenue de plusieurs ateliers, le prédécesseur du Ministre ADAMA Diawara, a finalement signé la décision N°1095 MESRS/CAB du 19 mars 2020 portant instauration d'une prime d'incitation en faveur du personnel de l'administration centrale du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, sur instruction du Premier Ministre feu Amadou Gon Coulibaly.

Mais, aussi surprenant que cela puisse paraitre, le Ministre Diawara refuse d'appliquer ladite décision, au mépris même de la préservation de nos acquis sociaux et du principe sacro-saint de la continuité de l'administration ; chose que nous n'accepterons jamais. Sachez-le, nous ne permettrons à personne de nous spolier de nos droits. Nous sommes fatigués d'étre des laissés-pour-compte dans ce Ministère où l'autorité de tutelle s'amuse à bafouer notre dignité, sans le moindre scrupule. Trop, c'est trop ! Il faut que cela s'arrête immédiatement, Comment peut-on jouer ainsi avec la vie de plusieurs centaines de pères et meres de familles ? Que le Ministre ADAMA Diawara se ressaisisse avant qu'il ne soit trop tard, en appliquant purement et simplement la décision ministérielle portant prime d'incitation en faveur des agents.

 

A cet effet, le SYAAC-MESRS a saisi plusieurs institutions de la République, de manière à ce qu'elles s'appliquent pour faire cesser l'injustice que nous subissons. Tant que nous n'avons pas gain de cause, nous ne lácherons rien et nous sommes plus que jamais déterminés à aller jusqu'au bout.

Nous avons constaté depuis des semaines qu'un audit est en cours au MESRS. Nous osons espérer qu'à l'issu de cet audit, la lumière sera faite sur toutes nos énormes ressources propres générées qui, longtemps profitent seulement à un groupuscule de personnes pour qu'enfin nos primes soient payées selon la décision ministérielle signée le 19 mars 2020. Nous sommes donc disposés à leur foumir toutes les informations nécessaires pour mener à bien leur mission

En dehors de toutes ces démarches administratives visant à contribuer au rétablissement de nos droits, le SYAAC-MESRS tient å annoncer ici que si rien n'est fait dans les jours qui suivent, des actions d'envergure de terrain seront menées par les agents : une grève sans précédent doublée d'un sit-in devant le cabinet de notre Ministre de tutelle et s'il le faut devant la Primature, pour qu'enfin nos droits soient rétablis et que nos primes soient payées conformément à la décision actée par un Ministre de la République. Tous les services de l'administration centrale du MESRS seront paralysés, les deux sessions de soutenances du BTS n'auront pas lieu. Tout sera bloqué tant que notre cette mafia au sein ce ministère voudra étre la seule à jouir de la manne financière générée au détriment des agents en mettant tout en euvre pour que la décision Ministérielle nous donnant droit à des primes trimestrielles ne soit pas appliquée.

C'est l'occasion d'appeler l'attention de Son Excellence Monsieur le Président de la République Alassane Ouattara sur le fait que la perception des recettes des services dans les Ministères et services publics étant régie par la loi organique n° 2014 – 336 du 05 juin 2014 en son article 10 alinéa 2 qui dispose que « En cours d'exercice, la rémunération des services rendus par l'Etat ne peut être établie et perçue que si elle est Instituée par décret pris sur rapport conjoint du Ministre de l'Economie et des Finances, du ministère en charge du budget et du Ministre technique intéressé», un projet de décret instituant des recettes de services dans les directions générales, centrales et les services rattachés du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique sur

rapport conjoint signé par Le Ministre de l'Er seignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Ministre de l'Economie et des Finances et le Ministre chargé du Budget et du Portefeuille de l'Etat, avait été initié en 2019. Ce projet qui jusqu'à l'arrivée du ministre ADAMA Diawara le 13 mai 2020, était sur la table du Secrétariat Général de Gouvernement (SGG) et pres à etre déposé sur la table du Président de la République, pour signature à ce jour, a mystérieusement disparu du circuit.

Comprenez par là que ce document dont le but est de déclarer les propres générées par le MESRS est aujourd'hui, à notre grande surprise, range cettes dans les tiroirs du Ministre ADAMA Diawara. Ce qui fait du MESRS le seul qui, jusqu'à ce jour, refuse de s'inscrire dans une gestion transparente et optimale des ressources de l'Etat.

L'opinion nationale et internationale est également prise à témoin quant à la gestion opaque ayant cours au MESRS dont les agents sont les grosses victimes. Encore une fois, trop c'est trop ! Nous n'allons pas nous laisser faire.

Gael Z

 

 

 

 

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