Le Magnific : «Devenir entraineur pour former les jeunes footballeurs »





Football,Le Magnific


Bah Jacques Silvère dit « Le Magnific », Artiste Humoriste est en stage pour l’obtention de la Licence D (1er diplôme d’entraineur) depuis le lundi 7 décembre 2020 à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports (INJS). Nous l’avons rencontré. Ce n’est pas du théâtre. L’humoriste a le football dans son sang. Il veut devenir entraineur pour former de jeunes footballeurs. Découvrons-le.  

 

On vous connait en tant qu’Artiste humoriste. Que cherchez-vous dans un stage d’entraineur de football ?

J’ai été d’abord un sportif avant d’être dans la culture. Dans ma famille, ils sont tous des footballeurs. J’ai joué au football. Les gens pensent à la comédie quand les gens me voient. Je serai entrain de tomber et mourir sur un terrain, les gens diront que je fais du théâtre. J’ai disputé les inter-villages, l’OISSU (…. puis en Division 3. J’ai joué avec COSMOS de Koumassi en D3. J’ai aussi joué au stade d’Abidjan. Mais, faute de blessure, je n’ai pas débuté le championnat. J’ai gardé le contact dans le football. Quand je n’ai pas de spectacle, je suis en activité tous les week-ends avec les Associations de footballeurs. Le football est une véritable passion pour moi. Il faut soutenir sa passion par des diplômes. C’est bien de savoir, mais il faut avoir des traces. C’est ce qui m’a poussé à venir ici.

 

A quel poste avez-vous joué ?

Dans tous les clubs où je suis passé, j’étais un attaquant, un vrai buteur, un finisseur. Je suis dangereux de la tête. (Rire). Eh, Seigneur aide moi. J’ai toujours aimé joué en avant. M’appuyant sur ma petite expérience, je veux devenir maintenant entraineur  pour former les plus jeunes. Il fait partager quand on a bénéficié d’une formation. Avec mon âge, je ne peux jouer au haut niveau, mais je peux faire une lecture de jeu afin participer au débat et au développement du football national. En tant qu’Artiste, quand je vais parler du football dans mon spectacle, je saurai de quoi je parle, avec tous les arguments nécessaires. 

 

Avec ces réalités que vous découvrez au stade, vous allez moins critiquer les Eléphants ?

 

(Rire). Je comprends maintenant pourquoi les Eléphants jouent et puis ils ne marquent pas. De la manière, je suis à ce stage, je vais voir si c’est moi qui étais dans le faux ou si ce sont eux qui étaient dans l’erreur. Je suis là pour voir ce qui se passe dans le bois sacré. Il faut souvent apprendre avant de parler. Il faut voir les réalités du milieu. C’est un bon apprentissage pour moi en tant qu’Artiste humoriste. Nous qui critiquons ce qui se passe dans le football. Il faut s’imprégner des réalités de l’entrainement, de l’encadrement technique, des difficultés des footballeurs, leur vécu pour faire un spectacle. (Rire) C’est cela la différence entre ceux qui connaissent le football sur facebook et nous qui l’avons pratiqué. Sur les réseaux sociaux, tout le monde est devenu entraineur.

 

Quelle votre impression après deux jours de ce stage ?

Il y a une grande différence. Quand on est sur terrain, on oublie même le système mis en place.  Quand on est attaquant, on est obnubilé par le but. On oublie certaines règles de base. Dans ma position actuelle au stage, je vois beaucoup d’erreurs qui ne faut pas commettre. On apprend beaucoup ici. Comment planifier un entrainement, les méthodologies, les différents procédés d’entrainement…

 

Un appel aux autres acteurs de la société civile ?

S’ils sont dans d’autres domaines et qu’ils aiment le football, ils peuvent venir approfondir leur culture personnelle. Il ne s’agit pas de sortir forcément entraineur. Ce que j’ai appris ici peut me permettre de répondre à des journalistes, de participer à un débat de télévision sur le football. On apprend les techniques pour sauver un joueur en difficulté. (Rire) Je peux utiliser ces connaissances pour le football de quartier où on joue pour avoir la sueur. On peur venir apprendre ici pour devenir Agent de joueur, Consultant…On peut même développer un thème de football. Tout cela peut aider.

 

Et si on déclare non admis Le Magnifique à la fin de ce stage !

(Rire) Il faut toucher du bois ! Si je ne suis pas admis, je reviendrai tenter encore ma chance.

Sercom Fif

 

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