Les éditeurs avertissent: "Si l'Etat ne renforce pas le pouvoir de la presse, les rumeurs et les fakes news prendront le pouvoir"





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Le président du Groupement des éditeurs de presse (GEPCI), Zohoré Lassane a encouragé ce jeudi, les autorités ivoiriennes à soutenir "davantage les entreprises de presse" faute de quoi, les rumeurs et les fakes news prendront le pas sur l’information vraie.

" C'est le lieu d'encourager nos autorités à soutenir davantage les entreprises de presse. C'est un secteur sous haute surveillance de l’Autorité de régulation ANP qui n'hésite pas à blâmer ou à suspendre les journaux lorsqu'elle juge qu'il y a eu dérapage", a appelé Zohoré Lassane, à l’occasion de la célébration des 20 ans du groupe de presse Office Sun (OS) édition et production, éditeur des journaux le Nouveau Navire et le Baromètre.

Le président du Gepci a fait remarquer que  les journaux sont de moins en moins suspendus ou mis à l'amende. "Ce résultat est fruit d'une sensibilisation permanente en notre sein et d'une prise de conscience citoyenne et professionnelle", s’est-il réjoui tout en regrettant que la presse nationale ne soit pas suffisamment soutenue à sa juste valeur.

Pour lui, c’est une erreur d'appréciation et la Côte d’Ivoire risque d’en faire les frais si elle ne rectifie pas le tir.

" Si l'Etat ne renforce pas le pouvoir de la presse, eh bien les rumeurs et les fakes news prendront le pouvoir !", a-t-il averti, voulant pour preuve la publication d'un fake par une cyberactiviste qui a failli créer un incident diplomatique entre la Côte d'Ivoire et le Niger.

Face aux internautes qui s'improvisent journalistes et polluent l'esprit de nos concitoyens sans mesurer la gravité et les conséquences de leurs propos, la seule alternative pour rééquilibrer le débat selon M. Zohoré, c’est de "donner plus de pouvoir aux entreprises de presse en les appuyant financièrement, car elles emploient des professionnels de l'information, qui connaissent et respectent le code d'éthique et de déontologie de leur métier. C'est une lutte d'influence dont la victoire doit revenir à la presse. La vraie !", a-t-il terminé.

Lambert KOUAME

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