Côte d’Ivoire/ Crise au Burida : un collectif d’artistes interpelle le Président de la République





Côte d'Ivoire,Burida,collectif,Président de la république


Fadal Dey, artiste chanteur et président du Collectif des artistes pour le changement au Burida (CACB), ainsi que plusieurs autres artistes, toutes tendances confondues, ont adressé une lettre au Premier ministre Amadou Gon Coulibaly afin d’interpeller les autorités ivoiriennes et notamment le président de la République sur "les irrégularités" constatées dans la gestion du Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA).

La motion lue dans une vidéo fait depuis quelques jours le tour de la toile. pressecodivoire.ci l'a retranscrit.

"Nous venons remercier l’Etat qui, devant nos lamentations et nos cris de cœur, a bien voulu diligenter un audit au Burida, via l’Inspection générale d’Etat que nous avons saisi par courrier le 27 août 2018.

Respectueux des lois et des autorités de notre pays, nous nous sommes inscrits de façon absolue dans la dynamique de M. le Président de la République qui, dans le souci de mener à bien les affaires de l’Etat, a demandé une accalmie.

Ainsi, les artistes que nous sommes, loin d’être des parias du fonctionnement des lois de notre pays, avons exclu ces façons habituelles de manifestations telle que les marches et les meetings. Et cela, malgré les faites lourdes de gestion constatées au sein de notre maison de droits d’auteur, le BURIDA par Mme Irène Viéra, dont la nomination est entachée d’irrégularités au poste de Directeur Général.

Toujours dans la même dynamique du respect des lois et des autorités, nous avons choisi l’option juridique sanctionnée par l’organisation d’une assemblée générale, espace légal de règlement de toutes nos préoccupations. Ladite assemblée générale a eu lieu le 28 septembre 2018, sous le contrôle d’un huissier désigné par la direction générale du Burida, donc par Mme Viera elle-même.

Au sortir de cette assemblée générale, les fautes lourdes de gestion de la direction générale ayant été dument constatées car reconnue par elle-même, l’assemblée générale souveraine a pris la décision de la révocation de Mme Irène Viéra par vote.

Sur 107 des 210 artistes  membres de l’assemblée générale, alors qu’il en faut 105 pour que le quorum soit atteint, 98 ont voté pour, 5 ont voté contre et 4 se sont abstenus. L’assemblée générale, l’organe suprême du Burida a donné instruction au conseil d’administration, lui demandant de saisir le Ministère de la culture et de la francophonie, notre tutelle, pour mettre en application cette décision de révocation, conformément à l’article 37 du décret qui régit notre institution.

En lieu et place de l’exécution de la décision de l’Assemblée générale souverraine, Mme Viéra fait de l’insubordination, avec refus catégorique et va jusqu’à renier la souveraineté de l’assemblée générale. Elle est soutenue dans son aventure par le Ministre Maurice Kouakou Bandaman, Ministre de la culture et de la francophonie, qui jusqu’à ce jour, refuse de signer sa révocation.

Mme Viéra continue ainsi d’occuper illégalement le poste de Directeur général du Burida.

Excellence M. le Premier Ministre, les artistes appellent ici l’autorité compétente, en l’occurrence le Président de la République pour que les règlements et statuts, donc les lois qui régissent notre structure soient respectés.

Tout en croyant que nous faisons partie des citoyens générateurs du bien-être et créateurs d’emploi, nous demandons à l’Etat de faire respecter le droit, en signifiant au Ministre Maurice Kouakou Bandaman et à Mme Viéra, de se soumettre à la décision de l’assemblée générale, instrument légal de contrôle et de régulation du Burida", a-t-il lu.

Solange ARALAMON

 

En lecture en ce moment

Côte d’Ivoire/25 ans de carrière de Soum Bill : Le palais de la culture plein à craquer

Congrès constitutif du RHDP : Plus de 80.000 personnes attendues le 26 janvier au stade Houphouët-Boigny