Gabon / Plongé dans un coma artificiel, Ali Bongo s'est enfin réveillé





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Le président du Gabon, Ali Bongo, victime d’un accident vasculaire cérébral, le 24 octobre dernier, serait enfin sorti, depuis jeudi, du coma artificiel dans lequel il avait été plongé par les médecins de l’hôpital King Faisal de Riyad, en Arabie Saoudite, à en croire la lettre du continent, qui a également rapporté que les médecins font subir plusieurs examens par jour pour en savoir plus sur les séquelles éventuelles. 

"Il est prévu qu’Ali Bongo quitte l’hôpital saoudien dans moins de quinze jours pour plusieurs mois de convalescence, probablement en Europe ou au Maroc. Dans l’intervalle, les médecins devraient publier, dès la semaine prochaine, un communiqué sur l’état de santé d’Ali Bongo", informe ledit média.

Cependant, l'indisponibilité  d 'Ali Bongo à assurer ses fonctions de chefs d'Etat suscite déjà plusieurs débats sur son avenir à la tête du Gabon, dans la mesure où l'article 13 de la Constitution gabonnaise  prévoie l'organisation de nouvelles élections présidentielles en cas de vacance de pouvoir.  

''En cas de vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d’empêchement définitif de son titulaire constaté par la Cour constitutionnelle saisie par le gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres, ou à défaut, par les bureaux des deux chambres du parlement statuant ensemble à la majorité de leurs membres, les fonctions du président de la République, à l’exception de celles prévues aux articles 18, 19 et 116, alinéa 1er, sont provisoirement exercées par le président du Sénat ou, en cas d’empêchement de celui-ci dûment constaté par la Cour constitutionnelle saisie dans les mêmes conditions que ci-dessus, par le Premier vice-président du Sénat.
L’autorité qui assure l’intérim du président de la République, dans les conditions du présent article, ne peut se porter candidat à l’élection présidentielle".

"En cas de vacance ou lorsque l’empêchement est déclaré définitif par la Cour constitutionnelle, le scrutin pour l’élection du nouveau président a lieu, sauf cas de force majeure constatée par la Cour constitutionnelle, trente jours au moins et quarante-cinq jours au plus après l’ouverture de la vacance ou de la déclaration du caractère définitif de l’empêchement'' stipule l'article 13 de la Constitution gabonnaise .

Gaël ZOZORO 

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