Le mauvais traitement infligé aux migrants haïtiens à la frontière du Texas suscite une forte émotion aux américains





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Depuis quelques jours, plusieurs migrants haïtiens tentent de passer les frontières et de s'installer sur le sol américain dans le but d’avoir une vie meilleure. Chose qui sera  difficile voir même impossible à cause du mauvais traitement que leur  infligent les garde-frontières, rapporte le site d’information Humanité.

En effet, plusieurs images ont  suscité une forte émotion aux Etats-Unis. Des images  montrant des gardes-frontières à cheval en train de repousser des migrants près de Del Rio, au Texas, d’où le gouvernement du président Joe Biden a annoncé l'ouverture d'une enquête pour faire toute la lumière sur les faits, informe le même site.

Ces images "de mauvais traitements de migrants haïtiens le long de la frontière sont horribles et très dérangeantes", a estimé dans un communiqué l'élu démocrate Bennie Thompson, qui préside la commission sur la Sécurité intérieure à la Chambre des représentants.

"C'est horrible à regarder", a reconnu la porte-parole de la Maison Blanche Jen Psaki lors d'un point-presse. "Je ne connais pas le contexte, mais je ne sais pas dans quel cadre ce serait approprié", a-t-elle ajouté.

Le secrétaire d'Etat Antony Blinken s'est entretenu lundi avec le Premier ministre haïtien Ariel Henry "de la coopération afin de rapatrier les migrants haïtiens au sud de la frontière des Etats-Unis", a indiqué le département d'Etat.

Les deux hommes ont fait part de leur "préoccupation commune pour la sécurité des citoyens haïtiens". Antony Blinken a également discuté au téléphone avec son homologue mexicain Marcelo Ebrard de "la coordination pour la gestion du flux de migrants clandestins", a indiqué un porte-parole.

Cette crise pourrait même, à l’avenir, provoquer des répliques régionales et des frictions avec les pays de transit sommés d’accepter sans ciller l’externalisation des politiques migratoires décidées à Washington.

 Lors du sommet de la Communauté d’États latino-américains et caraïbes (Celac), samedi, les chefs d’État et de gouvernement réunis à Mexico appelaient,  "à protéger les droits humains des migrants",  et rejetaient catégoriquement, la criminalisation de la migration irrégulière et de toutes les formes de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie, de discours de haine et d’autres formes liés à la  discrimination et d’intolérance à l’encontre des migrants et des demandeurs d’asile ".

Khady SANOGO (stagiaire) 

 

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