Le mythe définitivement brisé !







Une ascension fulgurante. Il est apparu un jour sur les petits écrans comme le chef de l’ex-rébellion ivoirienne. Sous un pseudonyme, un nom d’emprunt : Bogota ! Lomé, Accra, Pretoria, Paris, Ouagadougou lui déroulent le tapis rouge dans le cadre du dialogue inter-ivoirien. L’homme est aux anges, devient arrogant, hautain, méprisant, insultant envers Laurent Gbagbo qu’il nargue presque. Aboutissement de sa prise d’armes contre la mère-patrie : une kyrielle de postes de haute responsabilité. Ministre de la République, Premier ministre, Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire. Le summum de la gloire pour l’étudiant très ‘’démuni, privé de fric’’ hier. La rébellion l’a propulsé au devant de la scène nationale et internationale. L’homme est grisé pour cette ascension fulgurante et veut lâcher ‘’le tabouret’’ pour le fauteuil de président de la République de Côte d’Ivoire, un pays qu’il a ‘’balafré’’ pour assouvir sa soif de d’ascension. Il a royalement oublié qu’en politique, il faut savoir attendre son heure, ne pas être trop pressé. Car il y a des interdits, des totems auxquels il ne faut pas toucher. Quelqu’un dans ce pays, a dit hier une sagesse : « Un pieds dedans, un pieds dehors, c’est dehors. » Il vient de l’apprendre à ses dépens. ‘’C’est dehors’’. Il ne ‘’trône’’ plus depuis le 8 février 2019 à la tête du parlementaire ivoirien. Ce jour-là, il est reparti sans protocole, ni gardes du corps. Point aussi de gyrophares. Mais dans ‘’un France au revoir’’, ces voitures d’occasion qui nous viennent de l’ancienne puissance tutélaire. Comme un citoyen lambda. C’était la fin d’un rêve. Le mythe est brisé. ‘’Le roi de la rébellion’’ est nu. Il est redescendu sur terre. Depuis ce jour-là, le vide a commencé à se faire autour de lui. Ses ‘’amis’’ de l’ancienne rébellion ont plié bagages pour aller voir au RHDP où brille le soleil. C’est là qu’ils sécheront désormais leurs habits. Raci, comité politique, personne ne veut oser avec lui cette aventure ambigüe. Il reste un lieu de villégiature, de consolation : Daoukro où un ‘’patriarche’’ a choisi de s’associer à lui pour les joutes électorales de 2020. Fin d’un mythe pour un jeune homme trop pressé, c’est bien là un sujet de méditation pour les générations futures.  

Bonne lecture et à la semaine prochaine inch’Allah !

Bill Terrason

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