Côte d’Ivoire / Election du président du président de l’Assemblée nationale : Les raisons de l’absence de l’opposition





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L'opposition a brillé par son absence à l'élection de Amadou Soumahoro à la présidence de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, ce jeudi. Ce sont 97 parlementaires qui n'ont pas participé au scrutin. Ils dénoncent tous le mode opératoire de l'élection.
Déjà, la veille, trois groupes parlementaires de l’opposition avaient sonné l’alarme. Au terme d’une réunion qui s’est tenue de midi à 15 h, à l’Assemblée nationale, Yasmina Ouégnin, députée de Cocody, avait lu une déclaration signée des groupes parlementaires PDCI-RDA, Vox Populi et Rassemblement, pour dénoncer l'ultilisation de bulletins multiples.

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Selon elle, le président Diawara Mamadou, président par intérim de l’Assemblée nationale en tant que doyen d’âge des vices-présidents "a convoqué et précisé une réunion du bureau de notre institution, le 26 février 2019. Cette réunion a arrêté des décisions relatives à l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale. Élection prévue pour le 7 mars 2019. Ont été arrêtés notamment, le principe du vote au moyen d’un bulletin unique, ceci, afin de garantir le caractère secret du vote, conformément à l’article 7-1 de la résolution numéro 005 A du 27 juillet 2018, portant règlement de l’Assemblée nationale". Contre toute attente, précise-t-elle, le président Diawara "a décidé unilatéralement de l’utilisation de bulletins multiples au motif, a-t-il dit, qu’il serait normal pour un député de ramener à son groupe parlementaire, le bulletin non utilisé pour faire la preuve de son vote".
Pour la parlementaire, "profondément attachés au caractère secret du vote, les groupes parlementaires signataires de la présente déclaration, élèvent donc une vive protestation contre cette modification unilatérale de la décision consensuelle". C’est pourquoi, elle a prévenu que, la modification faite par l’intérimaire, "si elle était maintenue, obligerait les députés membres des groupes parlementaires PDCI-RDA, Vox populi et Rassemblement, à ne pas participer au scrutin du 7 mars 2019".
Quant au président du Front populaire ivoirien (FPI, opposition), Pascal Affi N’Guessan, bien que présent à l’Assemblée nationale, n’est pas rentré dans la salle où se tenait le scrutin. Car, pour lui, ce vote va mettre "à la tête de l’Assemblée nationale un président illégal, un président qui va être installé en violation de la loi, en violation du règlement intérieur de l’Assemblée, en violation de l’éthique démocratique".

Modeste KONE

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