Recadrage







Le discours de vérité tenu samedi devant la famille GPS de la diaspora par la présidente de la Délégation GPS-CI arrive à point nommé.

En définissant, devant cet auditoire, les six différents types de militants GPS qui existent, ou qui peuvent exister aujourd’hui, Anne-Marie Bonifon (Lire l’inégalité de son discours à la page 2) a dépeint un tableau qui interpelle toute personne qui se sent concernée par le sort et le combat mené par Guillaume Soro.  

La présidente de la Délégation GPS-Côte d’Ivoire s’est exprimée à Paris à l’occasion d’un diner-débat en présence de militants GPS de la diaspora, mais son discours vaut pour l’ensemble des militants et sympathisants du mouvement présidé par l’ex-PAN ivoirien, où qu’ils soient dans le monde, surtout la grande masse qui se trouve sur le territoire national.

En effet, ce discours arrive à un moment crucial de la vie de ce mouvement déclaré dissout par la justice ivoirienne. Plusieurs de ses membres sont en prison. Plusieurs de ses anciens cadres ont quitté le bateau en pleine tempête pour devenir des laudateurs du pouvoir d’Alassane Ouattara, le bourreau du leader de GPS, leur ancien compagnon dont ils sont devenus les principaux pourfendeurs publics. Et comme vous le savez, le président de GPS lui-même a été condamné à la prison à vie par le tribunal criminel d’Abidjan. Lui et plusieurs proches dont certains ont écopé de lourdes peines de prison sont contraints à l’exil. Guillaume Soro a aussi été radié de la liste électorale et déchu de son droit d’être candidat à une quelconque élection en Côte d’Ivoire. L’horizon peut-il être plus sombre pour une personnalité politique qui veut accéder à la présidence de la République de son pays par la voie des urnes ? Dans un tel contexte, l’interpellation faite par Anne-Marie Bonifon arrive donc comme un test pour les millions de partisans de l’ex-Premier ministre. Chacun est appelé à s’interroger et à déterminer le type de militant qu’il est. Chacun connait intimement sa propre réponse et sait ce qu’il a à faire pour devenir ou pour demeurer le meilleur militant : celui qui a décidé de prendre activement sa part dans ce combat parce qu’il considère qu’il mérite d’être mené. Celui qui considère que jusqu’ici, certes tout n’a pas été parfait dans cette lutte, mais que Guillaume Soro ne mérite pas d’être abandonné alors qu’il est diabolisé et contraint à l’exil par un pouvoir, simplement parce qu’il a décidé de devenir un opposant à ce pouvoir et parce qu’il a décidé de nourrir une ambition présidentielle.

 Donc, comme Alassane Ouattara hier, l’ancien SG des ex-Forces Nouvelles mérite d’être soutenu jusqu’au bout par ceux qui croient qu’il est victime d’une injuste. Comme l’a si bien souligné madame Bonifon, l’heure n’est point aux multiples calculs d’intérêts et de positionnement, aux divisions et autres querelles de personnes. Tous ceux qui sont convaincus que le 23 décembre 2019, Guillaume Soro rentrait en Côte d’Ivoire pour aller à la conquête du pouvoir d’Etat par la voie des urnes avec GPS et non pour un prétendu projet de déstabilisation du pays ; tous ceux qui sont convaincus que les accusations portées contre lui ont été inventées uniquement parce qu’il a refusé d’adhérer au Rhdp et au plan de succession préétabli et imposé par Alassane Ouattara ; tous ceux qui sont convaincus qu’après avoir été réhabilité par Dieu devant l’histoire, viendra le temps où Guillaume Soro séduira le plus grand nombre d’électeurs avec son projet de société  pour une meilleure redistribution des richesses du pays, plus d’équité et un mieux-être des Ivoiriens. Tous ceux qui ont ces convictions doivent s’unir pour marcher, contre vents et marées, vers leur idéal commun.

Cissé Sindou   

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