Exploitation des ressources naturelles en Afrique : AFRICOM, moyen de déploiement de la stratégie américaine





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la victime et son cousin



 

La seconde forme d’intervention militaire pour le contrôle des ressources est le prétexte de la lutte contre le terrorisme. Au Mali et au Nigeria, c’est le spectre du terrorisme « islamique » qui est évoqué pour justifier les interventions occidentales. Mais celles-ci n’ont pas fait reculer le terrorisme. Pire encore, elles ont suscité de nouvelles formes de terrorisme et contaminé d’autres pays. En fait, la stratégie du chaos serait à l’œuvre dans nombre de pays dans le but de faciliter la mainmise sur leurs ressources. Les États-Unis en particulier misent sur cette stratégie afin de se rendre « utiles » pour « rétablir l’ordre » et contribuer ensuite à la « reconstruction » des pays ciblés.

L’AFRICOM, Commandement des États-Unis pour l’Afrique (en anglais United States Africa Command ou AFRICOM), est un commandement militaire unifié assurant la gestion des intérêts américains et de ses troupes dans les 54 États du continent africain. AFRICOM sert au déploiement de cette stratégie. On l’a vu notamment à l’œuvre en Libye et dans une moindre mesure au Mali et en RDC. Mais la vraie cible d’AFRICOM est la région du golfe de Guinée riche en pétrole, comme signalé plus haut. En dépit du discours officiel, souvent relayé par les médias contrôlés par les entreprises privées, l’intervention de la France au Mali et en Centrafrique a des visées géostratégiques liées aux ressources naturelles. Personne n’ignore que le nord du Mali, à la frontière de l’Algérie, est une région riche en ressources naturelles encore inexploitées. Quant à la Centrafrique, ses diamants et la perspective de découvrir des gisements de pétrole ont aiguisé les appétits des entreprises françaises, qui ne veulent à aucun prix perdre le contrôle de ce « pré carré ».

La question sur le rôle de l’AFRICOM dans la stabilité militaire et économique africaine se pose. Au vu de certains faits, nous pouvons observer une dynamique suspecte de pompiers-pyromanes. Par exemple : les groupes terroristes que l’AFRICOM et ses militaires américains se vantent de combattre ne seraient-ils pas les conséquences d’années de trafics d’armes, d’ingérence politique locale et d’instrumentalisation du désordre, au service d’intérêts économiques et géopolitiques ? La course à l’armement et l’équipement de groupes rebelles semble sciemment occultés, tandis que la violence légitime de la guerre s’impose à l’Afrique.

 

 

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