Crash manqué à l’aéroport FHB : La vérité sur l’avion





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Plusieurs Bombardiers Q400 ont atterri le nez dans le tarmac



Sans se targuer d’être un spécialiste, il faut savoir que malgré les explications données par la compagnie aérienne Air Côte d’Ivoire à la suite du crash manqué du Bombardier Q400, samedi 9 juillet 2022, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan – Port-Bouët, tout n’a pas été dit sur l’incident. Notamment, concernant l’avion qui a manqué de créer un drame, le Bombardier Q400.

Il faut avant toute chose savoir que l’appareil immatriculé TU TSK en provenance de Korhogo via Bouaké, s’est posé en catastrophe, du fait d’une défaillance de son train d’atterrissage avant qui a refusé de se déployer.

En réalité, ce type d’avion n’est pas à sa première défaillance concernant son train d’atterrissage avant. Il a cette particularité d’atterrir le nez sur le tarmac, manquant ainsi régulièrement de créer des incidents. Et les exemples sont légion.

Selon stringfixer.com, en septembre 2007, la scandivian Airlines a enregistré deux accidents distincts dus à des défaillances de train d'atterrissage similaires, à quatre jours d'intervalle sur un avion Bombardier Dash 8 Q400.

Le 27 octobre 2007, un Q400 immatriculé LN-RDI opérait le vol SAS 2867 au départ de Bergen, Norvège à Copenhague, Danemark avec 40 passagers et 4 membres d'équipage lorsque des problèmes avec le train d'atterrissage principal ont été découverts.

À deux mois d’intervalle, en 2017, deux Bombardiers Q400 des compagnies Flybe et Lot, ont été victimes d’un problème de train d’atterrissage. Et cette liste d’incidents n’est pas exhaustive.

Le site usinenouvelle.com écrivait en 2017 que «… ce n'est pas une première pour ce modèle d'avion de Bombardier d'abord baptisé DH-8 puis Q400 » Ajoutant qu’en « quatre années, on ne recense pas moins d'une demi-douzaine d'accidents similaires ».

À l’époque, ce genre d’incidents n’avait pas manqué d’attirer l’attention de nombreux observateurs et spécialistes. « Le Q400 de Bombardier est un bel avion turbopropulseur, mais il a vraiment une faiblesse sur ses trains d’atterrissage », soutenait Gilles Albertini, un spécialiste de la sûreté aérienne.

Devant de tels incidents dus au train d’atterrissage, des compagnies aériennes ont pris la décision de retirer de leurs flottes, les Bombardiers Q400. Air Côte d’Ivoire qui est une compagnie jeune, même si elle dispose de personnes expérimentées, devrait sérieusement envisager de prendre des mesures pour protéger non seulement ses passagers, mais également préserver son image. Car, dans ce secteur aussi concurrentiel, elle ne survivrait pas à une catastrophe.

 

Modeste KONE

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