Korhogo : polémique autour de l'absence de taxis dans la ville à l'approche de la CAN





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La ville de Korhogo accueillera des matchs de la Coupe d'Afrique des nations qui se jouera en Côte d'Ivoire en janvier 2024. À quelques mois du plus grand rendez-vous de football du continent, une vive polémique a cours actuellement sur l'absence de taxis dans la capitale de la région du Poro.

Le débat est parti de la publication d'un internaute qui, après un séjour dans la ville, et après les difficultés de déplacement, a écrit : « S'il y a une chose qui vous marquera dès votre arrivée dans la ville de Korhogo, c'est bien l'absence de taxis dans la ville. Si vous avez peur de monter à moto, votre séjour sera pénible. Le service de taxi est assuré par les motos-taxis ». 

Un autre l'a soutenu : « C'est vrai que c'est une spécificité, mais depuis que la pluie m'a mouillé sur un taxi-moto en partance pour un mariage, j'ai réalisé que c'était nécessaire d'instaurer des taxis-voitures à Korhogo. De petites villes à l'Ouest et au Sud le font, pourquoi pas notre capitale ? ». 

Un autre a rappelé les désagréments de la présence des taxis-motos, dont leurs tarifs élevés. Selon des sources sur place, la course commence avec eux à partir de 300 FCFA. Pour les distances plus longues, on peut débourser jusqu'à 1 000 FCFA.

La sécurité est un autre problème. Les taxis-motos sont en effet connus pour ne pas respecter le code de la route. Il n'est pas rare de les voir impliqués dans des accidents graves.

Devant toutes ces critiques, des personnes, surtout des filles et fils de la capitale de la région du Poro, se défendent en soutenant que c'est une particularité pour la ville. L'un de ceux qui refusent qu'on pointe du doigt leur ville natale, justifie cette situation par un choix culturel : « Korhogo a beau être une grande ville, ça pourrait être une stratégie marketing propre à elle (bien que je n’en aie pas la confirmation) de ne pas opter pour la présence massive de taxi-voiture. En matière de tourisme, on s’adapte à ce qu’on a, tout en respectant les choix de l’endroit que l’on visite… ». 

Sa thèse est partagée par un internaute qui soutient : «Les motos font partie du paysage touristique de la ville. À Venise, on se déplace en pirogue ou en bateau. C'est donc un mode de transport qui correspond à la ville ».

En attendant, les motos-taxis font la loi à Korhogo pendant que les taxis-voitures se cherchent au centre-ville. La CAN 2024 s'y jouera et il n'y a pas de doute que la question du transport se posera. Le maire de la ville est donc interpellé et les responsables du Comité d'organisation de la CAN (COCAN)  également.

Modeste KONÉ

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