Assistance aux réfugiés dans le département de Ouangolo : 495 abris bâtis sur 10 ha à Nioronigué





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Nioronigué est un village situé à 3 km de Ouangolodougou, sur l’axe principal menant à la frontière avec le Mali. La particularité de cette bourgade, aujourd’hui, est qu’elle accueille sur son site, des abris pour les réfugiés venus principalement du Burkina Faso voisin, le pays des hommes intègres qui connaît une crise. 

 

Mercredi 17 mai 2023, une délégation composée de membres du gouvernement conduite par Fidèle Sarassoro, ministre-secrétaire exécutif du Conseil national de sécurité (CNS), ainsi que les partenaires dans ce projet, notamment le Haut-commissariat des Nations-unies pour les réfugiés (HCR), le Comité international de la croix-rouge (CICR), le corps préfectiral, etc., s’est rendue sur les lieux pour constater l’état des travaux et assister les populations locales et celles en quête d’asile.

 

Sur le terrain, et comme l’a si bien présenté le coordonnateur du projet, Yéwé Paulin, c’est un espace de 10 ha qui a été mis à la disposition du gouvernement pour la construction de 495 abris construits en terre battue pour accueillir les réfugiés. On y retrouve également 4 forages à motricité humaine, des blocs toilettes. Selon lui, c’est un plan de masse qui permet de définir des aires de repos, des aménagements de voies, etc.

 

Au 8 avril 2023, on dénombre 21 792 réfugiés répartis dans cinq zones:  12 856 dans le la région du Bounkani, 8 416 dans le Tchologo, 255 dans le Folon, 148 dans la Bagoué et 117 dans le Poro. Dans ce flux de demandeur d’asile, on enregistre une prépondérance de personnes vulnérables. On a 55 % de femmes, 45 % d’hommes avec 58 % d’enfants de moins de 17 ans. 

 

Devant cette situation particulièrement sensible et face aux difficultés des populations qui les ont accueillis, le gouvernement a mis en place un dispositif d’assistance humanitaire, de sécurisation et de surveillance. Il s’agit de l’identification des réfugiés et l’aménagement de sites d’accueil. Ce dispositif a été placé sous la coordination centrale du CNS.

 

Le ministre-secrétaire exécutif du CNS, dans son propos, a remercié les populations d’accueil pour leur geste « hautement humanitaire ». Il a annoncé que le gouvernement ivoirien a débloqué dans l’urgence, 233 millions FCFA pour assister les demandeurs d’asile et leurs tuteurs.

 

Répondant au chef de village de NioroniguéVamara Baïkoro, qui a clairement posé la question de la sécurité, Fidèle Sarassoro s’est voulu rassurant : « Je souhaite que la cohabitation se passe sans heurts ». Il a annoncé que le gouvernement prendra toutes les dispositions pour que les populations locales et les demandeurs d’asile soient en sécurité. Surtout, il a fait savoir que le chef de l’Etat, Alassane Ouattara, espère que la situation s’améliore très vite chez les réfugiés afin qu’ils retournent rapidement chez eux. Car « on n'est mieux que chez soi ».

 

Le ministre Fidèle Sarassoro a fait un don de 40 tonnes de riz (20 tonnes pour les exilés et 20 tonnes pour les populations qui les accueillent). Le ministre Kouadio Konan Bertin de la Réconciliation et de la Cohésion nationale, a, au nom du Premier ministre Patrick Achi, fait un don de 3 millions FCFA.

 

Faisait également partie de cette mission, la ministre de la Femme, de la Famille et de l'Enfant, Nasseneba Touré.

 

Modeste KONE    

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