Prêts en ligne : L’ARTCI interpelle les populations mais …





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Le 22 mars 2023, pressecotedivoire.ci, dans un article, avait tiré la sonnette d’alarme. L’appel semblait ne pas avoir été entendu. Mais, le mardi 8 août 2023, l’Autorité de régulation du secteur des télécommunications de Côte d’Ivoire (ARTCI) a rendu public un communiqué interpellant la population « sur une nouvelle forme de prêt en ligne » et les « risques et menaces sur les données personnelles et la vie privée des populations ».

On peut lire dans le communiqué en question : « l'Autorité de protection appelle la population ivoirienne à la vigilance sur une nouvelle forme de prêt en ligne via les applications mobiles telles que Easy Cash, Côte d'Ivoire Money, Prêt Rapide, etc. L'utilisation desdites applications comporte des risques et menaces sur les données personnelles et la vie privée des populations ». Il précise également que ces applications qui collectent des données personnelles n'ont fait l'objet d'aucune autorisation de traitement de données personnelles. Enfin, l’ARTCI conclu en invitant « les entreprises propriétaires de telles applications à se rapprocher de ses services compétents à l'effet de se mettre en conformité à la loi n°2013-450 du 19 juin 2013 relative à la protection des données à caractère personnel dans un délai de dix (10) jours à compter du mardi 8 août 2023 ».

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Mieux vaut tard que jamais pourrait-on dire. Mais, le hic, et on espère que l’autorité de régulation en tiendra compte, ces entreprises se comportent comme de véritables usurières. Elles pratiquent des taux d’intérêts et des frais de pénalité exorbitants. Pourtant, le marché financier est bien encadré en la matière. En plus, elles collectent les données personnelles des emprunteurs et les utilisent à souhait. Sans aucun respect des textes en vigueur sur la protection des données à caractère personnel.

Il convient donc de mettre de l’ordre dans ce secteur où des personnes non-qualifiées se jettent dans le secteur parce qu’elles disposent d’une application et d’un peu de moyens financiers, avant d’accorder des autorisations à ces dernières. Sinon, ce serait légaliser les prêts usuraires et donner plus de forces à ces « margouillat » qui ont été interdits d’exercer par les autorités pour avoir trop ruiné d’honnêtes citoyens.

Modeste KONÉ

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