Côte d’Ivoire : Une ONG veut rassembler toutes les composantes de la vie polique dans une même salle





Côte d'Ivoire,Muriel Ehozi,Organisation internationale pour la promotion du dialogue social (OIPDS),Paix et cohésion sociale


L’Organisation internationale pour la promotion du dialogue social (OIPDS) entend, à un an des échéances électorales, œuvrer à la paix et à la cohésion sociale. Dans une interview exclusive accordée à pressecotedivoire.ci, la présidente exécutive de cette organisation, Muriel Ehozi, annonce une flamme dont le but est d’instaurer la paix et la cohésion sociale en Côte d’Ivoire. "Nous voulons une flamme pour rassembler tous nos leaders dans une même salle et permettre à toutes ces personnes de porter la flamme et la passer de main en main".


D’où vous est venue l’idée de la création de l’Organisation internationale pour la promotion du dialogue social (OIPDS) ?

La création est partie d’un constat selon lequel la Côte d’Ivoire, notre pays, a connu beaucoup de troubles et pour parer à toute éventualité, il s’impose à nous Ivoiriens, de mettre en œuvre des actions visant à prévenir d’éventuels conflits, des actions visant la promotion de la paix et de la cohésion sociale.

Pensez vous que votre ong peut contribuer à recoller les morceaux dans une Côte d’Ivoire où les positions sont tranchées ?

Bien sûr. A travers cette ONG, nous voulons réinstaurer la confiance par la communication. Nous voulons permettre aux Ivoiriens de se parler, parce que plus on communique, mieux on lève les équivoques qui sont les facteurs bloquants dans les relations entre les personnes et puis il faut lancer des messages qui symbolisent la paix et la cohésion sociale.

Votre ONG, n’est-elle pas une organisation de trop ?

Il n’y a jamais d’action de trop sur le chemin de la recherche de la paix et de la cohésion sociale. Il faut même encourager la création de telles organisations dans les familles. Parce que si tous les Ivoiriens, pris depuis chaque famille, chaque maison, parlent de paix et de cohésion sociale, vous convenez avec moi qu’aucune personne ne sortira de chez elle pour aller parler d’autre chose que de paix et de cohésion sociale. Et cela instaure la paix et la cohésion sociale dans le pays de façon définitive. Il n’y a pas d’action de trop pour faire la paix.

Vous comptez organiser une flamme de la paix et de la cohésion sociale. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

La flamme de la paix est un événement qui fait partie des activités de l’organisation. Nous avons fait le lancement le 26 avril dernier à Yamoussoukro. Le but de cet événement, c’est de sillonner toutes les villes de Côte d’Ivoire, histoire de lancer des messages de paix et de cohésion sociale. Nous envisageons une tournée dans plusieurs régions de la Côte d’Ivoire.

Quelles sont les étapes de cette tournée ?

On a d’abord commencé par Yamoussoukro, la ville du père fondateur, le président Félix Houphouët-Boigny, le socle de la paix en Afrique. Et comme le disait le père de la Nation, la paix n’a pas de prix. Chacun de nous a le devoir de contribuer à la paix. Nous avons commencé, par la remise de la flamme aux autorités de Yamoussoukro. Et cette flamme va faire le tour des régions de Côte d’Ivoire.

On a fait une cartographie pour pouvoir toucher les 4 grands pôles des politiciens Ivoiriens.

La première prochaine étape, c’est la ville d’Abengourou. Le choix de cette ville parce que Abengourou incarne un peu la culture Akan en Afrique. On va aller remettre cette flamme par le biais de la marraine Mme Dao Gabala, au roi de l’Indénié-Djuablin. Suivront les villes de Soubré dans la NawaGagnoa, Man, KorhogoBouaké et l’apothéose, c’est Abidjan.

Quel est l’objectif que vous voulez atteindre à la fin de toute cette tournée ?

Un rassemblement de l’ensemble des acteurs de la vie politique et sociale de notre pays. Je veux parler des principaux leaders des partis politiques, des associations et organisations, la présidence de la République, le gouvernement. Nous voulons une flamme pour rassembler tous nos leaders dans une même salle et permettre à toutes ces personnes de porter la flamme et la passer de main en main. Ce sont des leaders d’opinion et à travers ces personnes, nous avons toute la Côte d’Ivoire.

Nous voulons que chaque Ivoirien puisse représenter sa flamme soit par une bougie ou tout autre support pour le donner à chaque membre de sa famille, à la famille autour de soi, de sorte que la même flamme puisse sillonner de façon symbolique entre les mains des Ivoiriens partout, en tout lieu et en toute circonstance. Que chacun allume sa flamme.

Interview réalisée par Lambert KOUAME

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