Annexe fiscale 2024 : le patronat des entreprises de transport terrestre demande au gouvernement d’annuler la TVA de 18 % sur le transport





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L’Association patronale des entreprises de transport terrestre de Côte d’Ivoire (APETT-CI), une association regroupant une cinquantaine d’entreprises de transport de personnes s’est réunie, ce jeudi 11 janvier 2023 à son siège, sis au Plateau Dokoui en vue d’analyser l’annexe fiscale 2024.

Au sortir de cette rencontre, les membres ont, dans une déclaration commune, demandé au gouvernement de suspendre, voire annuler la TVA de 18 % imposée aux entreprises de transport faisant un chiffre d’affaires annuel supérieur ou égal à 200 millions.

« Il ressort de notre rencontre, que nous mènerons dans les jours à venir, des démarches auprès des autorités compétentes en vue de voir avec elles, comment cette mesure qui imputée aux entreprises de transport la TVA de 18 % pourrait être soit annulée soit suspendue », a déclaré la porte-parole, Blanche Auxence Assémian, directrice de Le Labelle Transport.

Pour elle, la TVA étant supportée par le consommateur, cela va se répercuter sur le prix du transport qui, du coup, va connaître une hausse.

Le patronat du transport voit en cette mesure, une concurrence déloyale d’autant plus que les entreprises qui ont un chiffre d’affaires inférieur à 200 millions, n’étant pas touchées par cette mesure, maintiendront le prix du transport tandis que les autres se verront dans l’obligation d’appliquer cette taxe sur les clients.

Le président Ladji Camara et ses camarades trouvent « discriminatoire », cette mesure parce que les clients iront vers les entreprises qui ne vont pas appliquer 18 % sur le prix de leurs tickets, surtout en cette période où les populations sont confrontées à d’énormes difficultés financières.

« Tenant compte de la situation sociale et financière, des réalités actuelles de même que l’inflation sociale, nous souhaitons que le gouvernement puisse suspendre, voire annuler cette mesure pour le bien des populations. Car c’est un impôt qui devra être payé par le consommateur final, qui est le client », a insisté la porte-parole, ajoutant que l’association envisage à cet effet de rencontrer les autorités compétentes.

Toutefois, précise-t-elle, si le gouvernement ne consent pas à annuler ou à suspendre cette mesure, les populations devront s’attendre à une augmentation de 18% sur les tickets de transport.

Mme Assémien a saisi l’occasion pour rappeler au gouvernement sa promesse de mise en place d’un cadre de concertation et souhaité que ce cadre de discussions puisse se concrétiser et que les échanges prévues puissent se faire réellement.

Cette mesure est entrée en vigueur depuis le 6 janvier 2024, note-t-on.

Lambert KOUAME

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