Le PDCI-RDA s’insurge contre une probable suppression de la commune du Plateau dans le district d’Abidjan





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Le PDCI-RDA ne veut pas entendre parler de la suppression de la commune du Plateau



Le parti démocratique de Côte d’Ivoire s’insurge contre une quelconque idée de suppression de la commune du Plateau (centre des affaires) dont le maire, Jacques Ehouo, est un cadre, membre du secrétariat exécutif du parti.

Le vendredi 05 avril 2024, il a été publié dans plusieurs journaux, dont le quotidien gouvernemental Fraternité Matin un argumentaire en faveur de la suppression de la commune du plateau par un certain libre penseur qui signe au nom de Dobley Jean Cyriac.

Après la présentation de ses arguments, il a conclu en ces termes « Il est proposé l’intégration de la commune du Plateau au District autonome d’Abidjan avec une révision de la répartition des taxes entre l’Etat, le District autonome d’Abidjan et la commune d’Adjamé ».

Le PDCI-RDA se sent interpellé parce que cette commune est dirigée depuis des années par des équipes successives dont les têtes de liste ont toujours été des militants du PDCI-RDA. Le maire actuel est un cadre du parti, membre du Secrétariat Exécutif estime que les arguments avancés par l’auteur sont « très discutables et pour certains diffamatoires », s’est exprimé, jeudi 11 avril 2024, le porte-parole, Soumaïla Bredoumy lors d’une conférence de presse tenue à la Maison du parti, à Cocody.

Le porte-parole du PDCI-RDA se référant à la loi 2012-1128 du 13 décembre 2012, qui dispose en son article 4 que la suppression ou toute modification de son ressort territorial se fait par décret pris en Conseil des ministres expliquant en clair que c’est sur un rapport motivé du ministre en charge des Collectivités territoriales que cela peut être possible. Mieux a-t-il ajouté, ce même article indique qu’en cas de suppression d’une collectivité, son ressort territorial est rattaché à une ou plusieurs entités décentralisées. « Le district d’Abidjan n’étant pas une entité décentralisée, aucune commune ne peut lui être dévolue, conformément à la loi », a expliqué Soumaïla Bredoumy.

Autres arguments évoqués par le libre-penseur : la transhumance électorale. La commune du Plateau est habitée par 7 000 personnes et pourtant comporte 82 000 inscrits sur la liste électorale.

Sur ce point, il a rappelé au penseur que les conditions d’inscription sur les listes électorales sont régies par les textes réglementaires et non édictées par le maire du Plateau. Et à la suite de l’accord de Marcoussis, une opération spéciale d’établissement des CNI, couplée avec l’inscription sur la liste électorale a été organisée en Côte d’Ivoire. Les personnes exerçant dans la commune ou ayant un intérêt dans cette commune pendant les jours ouvrables, ont jugé plus pratique de procéder à leur enrôlement au Plateau.

Il faut ajouter à ces personnes une catégorie de jeunes majeures qui fréquentent les établissements supérieurs, a-t-il argumenté avant de conclure sur ce point : « Le maire de la commune n’est nullement responsable de présence sur la liste électorale de 82 000 inscrits ».

« Pour le PDCI-RDA, la volonté en filigrane de suppression de la commune du Plateau est un recul démocratique. Pire, il résulte d’une manigance politique plus large contre les maires et les élus municipaux du PDCI-RDA. N’ayant pas pu battre nos listes par les urnes, il faut user d’autres moyens pour, soit réduire significativement leurs ressources ou les supprimer au profit des communes de leur obédience », a conclu le porte-parole qui y voit quelque chose qui « se trame dans les laboratoires » afin de rattacher des communes dirigées par des maires PDCI à des communes du parti au pouvoir.

Lambert KOUAME

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