Invités à une plénière sur la réforme de la CEI, des partis politiques de l’opposition disent "non" à Amadou Gon Coulibaly





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Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS), 23 partis de l’opposition et Lider ont décidé de ne pas répondre à l’invitation du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly relativement à une plénière sur la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI).

Lors d'une conférence de presse tenue au siège du PDCI, le représentant de EDS, Franck Anderson Kouassi a expliqué ce boycott par le fait que le gouvernement ne veut pas respecter son engagement, à savoir, transmettre aux partis et aux organisations, les termes de références (TDR) devant guider les rencontres.

"Dans le souci de créer un cadre propice pour les discussions sereines et constructives, le PDCI-RDA, la plateforme politique EDS, le groupe des 23 partis politiques de l’opposition et Lider ont demandé que leur soient transmis préalablement les Termes de références relatifs au cadre restreint de concertation", a expliqué Franck Anderson Kouassi. 

Pour lui, l’avantage de cette approche est que toutes les parties sauraient en avance les sujets de discussion la méthodologie de travail, la liste des participants et les résultats attendus. Il a ajouté que le gouvernement s’était engagé à faire parvenir ce document à tous les participants et ce, avant les prochaines rencontres. 

"Jusqu’à ce jour, ce document n’a toujours pas été transmis aux partis politiques", a-t-il regretté.

Il s’est inscrit en faux sur le compte-rendu de la réunion du 4 avril 2019 qui faisait état de ce que toutes les parties ont convenu que les rencontres vont porter sur la recomposition de la CEI. " Ce qui est absolument faux", a-t-il soutenu.  

Pour lui, le gouvernement n’entend pas procéder à une réforme profonde de la CEI, mais à une recomposition de celle-ci. Ce qui est pour le président du Rassemblement du peuple de Côte d’Ivoire  (RPP), Bamba Moriféré, "une mascarade, un passage en force". 

Ces partis "invitent le gouvernement à se soustraire de la mentalité de tribu assiégée et autre calcul politicien pour s’inscrire résolument avec courage et responsabilité dans la voie de la concertation tripartite pour la mise en place d’un organe électoral, véritablement indépendante qu garantisse un processus électoral juste et transparente".

Lambert KOUAME  

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