Changeons avec le monde







Le monde est en mutation et est en train de changer à une allure vertigineuse. Mais, malheureusement ils sont encore nombreux nos compatriotes qui ont n’ont pas compris qu’il faut changer et suivre l’air du temps. Ils n’ont pas compris, que ce qui était possible hier ne l’est plus aujourd’hui. Actuellement, on ne peut plus mentir comme hier car à la minute près, on est rattrapé par tous les mensonges grâce au boom des réseaux sociaux. Au moment même où on parle, avec les tablettes et smartphones, on vous identifie et on sait si vous êtes une personnalité crédible ou pas. Hier on disait à beau mentir qui vient de loin, mais aujourd’hui, cet adage n’est plus d’actualité. Les Tic ont fait du monde un petit village où on ne peut plus se cacher.

 Dans notre pays, très peu de politiciens sont encore crédibles. Dire une chose et son contraire est un devenu le sport favori de la classe politique ivoirienne. Pas plus tard que hier, des ministres qui vénéraient le président Ouattara et invitaient les Ivoiriens à en faire autant en raison de ses grandes qualités humaines et professionnelles veulent sans transition  aucune, présenter le même président Ouattara comme un diviseur, un homme d’Etat qui a échoué sur tous les plans. Quelle crédibilité pour ces gens qui parlent sans retenue et sans aucune mémoire ? Le président de la république est passé du statut d’ange à celui de démon le temps d’un remaniement ministériel.  Sans aucune honte, sans aucune décence et sans aucune morale les gens jettent à la poubelle leurs propres paroles et prennent le contre-pied parfait de leur profession de foi. C’est à se demander s’ils ne prennent pas les Ivoiriens pour des ploucs, des gens sans cervelles qui ne retiennent rien. Le plus grave n’est pas le fait de se renier mais c’est de croire que ceux à qui ils parlent n’ont pas de mémoire.  Mais,  ils ont tort. Car chacun a son histoire qui lui colle à la peau. Le passé de chacun le suit comme son ombre. Les discours et les faits sont tatoués dans la mémoire collective. Le fait de changer de discours ne fait pas d’un politicien un homme neuf. C’est le lieu d’interpeller tous ceux qui après avoir servi Alassane Ouattara avec loyauté tentent aujourd’hui  de le noircir.  Ils doivent savoir raison garder car demain est un autre jour, ne dit-on pas qu’en politique, on ne dit jamais, jamais. La roue de l’histoire pourrait encore tourner, ils pourraient revenir un jour à la maison. L’eau versée ne pouvant plus se ramasser, Il faut faire attention. Hier, le discours d’Emile Constant Bombet, un baron du Pdci, appelant à voter pour Gbagbo en 2010 a fait le tour des réseaux sociaux. Le même Bombet est aujourd’hui revenu à la maison et fait partie du dernier carré de Bédié. Houphouët-Boigny nous l’enseignait, l’oiseau finit toujours revenir se poser sur l’arbre. C’est pourquoi, les tous ceux qui ont pris leur distance d’avec le Rhdp  doivent remuer sept fois la langue avant de cracher dans la soupe  où ils ont mangé à satiété. Demain, n’est pas loin.

Traoré Moussa

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