Ma lettre au ‘’patriarche’’ de Daoukro







‘’J’ai mal au cœur !’’

 Monsieur le président du PDCI-RDA,  je voudrais avant tout propos, vous présenter mon profond regret pour mon absence regrettable au rendez-vous matinal du mardi 1er Octobre 2019. L’un de vos admirateurs  hier que vous avez mis malencontreusement au nombre des ‘’hypocondriaques écrivants’’, a connu ces jours-ci une promotion, en accédant au poste  de Directeur de la Rédaction. La passation des charges qui a pris un temps fou ne m’a pas permis de ‘’gribouiller’’ un mot gentil pour celui qui payait hier depuis la Rue Beethoven à Paris, mes émoluments. Mon absence au rendez-vous m’a-t-on informé, aurait été fortement ressentie aussi bien à votre résidence privée d’Abidjan qu’à Daoukro, chez vous et chez moi. Mon téléphone n’a cessé de crépiter et les Ivoiriens, nos concitoyens, m’ont vivement reproché cette fugue. Je m’en excuse très sincèrement. Toutefois, je voudrais ici vous dire que malgré cette promotion, j’ai toujours mal au cœur pour  mon bienfaiteur d’hier, isolé, esseulé de nos jours après son départ de la ‘’maison familiale’’, le RHDP. Un guide religieux que je respecte beaucoup tout comme vous, m’a donné une parole de sagesse que j’ai inscrite sur la table de mon cœur. Elle dit ceci : ‘’vous êtes aujourd’hui, ce que vous avez dit de vous hier’’. Un autre verset biblique dit la même chose en ces termes : ‘’la mort et la vie sont au pouvoir de la langue, quiconque l’aime en mangera les fruits’’. Voyez-vous M. le Président, vous avez hier ‘’prophétisé’’ dans votre livre ‘’Les chemins de ma vie’’ que vous n’avez pas d’amis, mais que des suiveurs’’. Quand je vois ce vide qui s’est créé autour de vous depuis votre départ non justifié, je réalise que la prophétie s’est accomplie aujourd’hui en 2019. Ils sont tous de nos jours au RHDP. Ils ont refusé d’être des ‘’suiveurs’’ d’un ‘’patriarche’’ qui ne sait pas ce qu’il veut. Mon ‘’cardiologue’’, pas mon ‘’beau frère’’ Maurice Kakou Guikahué, m’a conseillé de prendre soin de mon cœur, car mes jours et nuits sont inondés par mes larmes. Je ne supporte pas de vous voir de nos jours devenu ‘’infréquentable’’ depuis ce départ du RHDP que je n’arrive pas à expliquer à mes condisciples de l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille, en France, qui me le demandent. Voyez-vous, tous ceux que vous avez hier catalogués ‘’de suiveurs’’ ont déposé leurs valises au RHDP. Le cas qui  me fait très mal est celui de mon  ‘’ami et frère’’, Emile Ebrottié, Lénissongui Coulibaly, mon ‘’oncle’’, N’Zi Assamoua, mon ‘’aîné’’, Daniel Kablan Duncan, mon ‘’parent’’. Même Lagou Henriette, la dame de compagnie hier de ‘’maman Henriette’’ est au RHDP et  siège à la Commission électorale indépendante, comme membre. Ça me fait très mal au cœur. Heureusement que mon ‘’aîné’’, Romain Dao Porquet, le fidèle parmi les fidèles, est toujours à vos côtés, Excellence, pour vous assister et consoler. Quand j’ai interrogé ‘’un sachant’’, il m’a laissé pétrifié en me lançant à la figure ce groupe de mots : ‘’pour mauvais traitements’’, alors je ne sais vraiment pas ce que cela veut dire. Mais une voix intérieure est venue me dire d’arrêter  avec mes sanglots : ce que vous avez déclaré hier, c’est ce qui vous arrive aujourd’hui. Entré en moi-même, j’ai résolu d’implorer votre pardon. S’il vous plaît, revenez à la maison. Mon ‘’jeune frère’’, le ministre Kobénan Kouassi Adjoumani, et tous les autres sont prêts à dérouler pour vous le tapis rouge. Il n’y a pas de honte à cela. Et cela ne dépend que de vous seul. ‘’Le cœur du président Alassane Ouattara, est si petit comme  celui de Nanan Boigny, qu’il n’y a pas de place pour une rancune tenace ou une vengeance. ‘’Il vous attend toujours sur le parvis de la maison familiale : le RHDP. Votre obligé, ‘’l’hypocondriaque écrivant’’ sera de la fête pour le retour chez vous, au RHDP, pour rendre fidèlement compte de ces retrouvailles familiales. Que mon ‘’beau frère’’, Maurice Kakou Guikahué ne vous ‘’prenne pas en otage’’, il y va de la réconciliation et de la paix entre vous et vos concitoyens, blessés hier dans leur amour propre par vos rapprochements avec des peuplades différentes des vôtres par leurs plumages qui sont de mauvais aloi. Je vous en supplie,  n’allez pas seul les 18 et 19 Octobre 2019 vous recueillir sur la tombe de Nanan Félix Houphouët-Boigny. Allez-y, la main dans la main, avec votre ‘’cadet’’, le président Alassane Ouattara dont les actions comme le transfert effectif de la capitale à Yamoussoukro réjouit énormément ces jours-ci le cœur du ‘’vieux’’. Revenez avec le président Ouattara, ‘’votre frère’’ qui vous fait toujours confiance’’ sur les traces de votre géniteur commun en politique : le père de l’indépendance. Réfléchissez-y très loin de votre numéro 2. Mes salutations hautement distinguées, et à demain, car je ne déposerai pas la plume, tant que votre retour au RHDP ne sera pas effectif.

Soyez rassasié de très longs jours devant l’Eternel ! Shalom ! 

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