Sentiment anti-français, Mamadou Koulibaly répond à Macron : « ce que nous refusons, ce sont les relations incestueuses... »





Sentiment anti-français,Mamadou Koulibaly


Le président fondateur de Liberté et démocratie pour la République (Lider), Mamadou Koulibaly est monté au crénau pour apporter une réplique à ce que d’aucuns qualifient de sentiment anti-français dans les pays francophones d’Afrique.
Dans sa tribune hebdomadaire, dénommée « jeudi, c’est Koulibaly », le candidat déclaré à l'élection présidentielle de 2020 a battu en brèche l’idée selon laquelle, des africains cultivent le sentiment anti-français.
« Monsieur le président français. Il n’y a pas de sentiment anti français ici », a rappelé Mamadou Koulibaly au chef de l’État français, Emmanuelle Macron.
Les français sont nombreux, ils ont des entreprises, ils créent des emplois , ils payent les impôts, nous sommes des amis, nous nous marions, nous vivons ensemble sans aucune animosité. Il n’y a donc pas de sentiment contre les français ou contre le français, a-t-il déduit.
"Ce que vous appelez sentiment anti-français, en réalité, c’est un ras-le bol, c’est une révolte, un refus de la main mise de l’état français sur nos autorités et par ricochet sur nos économies, sur nos peuples. c’est ce que nous refusons. Les relations incestueuses entre l’état français et les états africains, c’est ce que nous refusons. Les relations de conivence entre l’état français et les états africains", a expliqué l'ancien président de l'Assemblée nationale.
Mamadou Koulibaly pour qui ces relations "étouffent la démocratie, les droits de l’homme, la possibilité pour les africains de demander des comptes à leurs dirigeants", a appelé la France à changer.
"Vous pouvez parler mille fois à nos chefs d’états, vous pouvez leur donner des instructions mille fois, mais ça ne changera rien dans la tête des populations africaines", a-t-il averti, avant de dévoiler la vision de la nouvelle génération.
"Ce que la nouvelle génération veut, c’est l’auto-détermination, redevenir des hommes libres. Que nos chefs d’états nous rendent compte ici. Qu’ils ne soient pas obligés d’aller vous rendre compte pour donner une certaine légitimité".
La nouvelle génération veut également la liberté de commerce, la liberté de s'organiser, de s'auto-déterminer, faire ce qui est bon pour elle sans nuire aux intérêts de la France. "Mais ça ne vous dit pas de venir nous imposer vos intérêts", a précisé Mamadou Koulibaly.
Lambert KOUAME 

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