Décès du Dr James Houra : Le récit émouvant de Jacobleu





Arts plastiques,James Houra,Jacobleu


Ancien directeur de l’Ecole nationale des Beaux-Arts d’Abidjan et inspecteur général au ministère de la Culture et de la Francophonie, Dr James Houra est décédé le  lundi 27 janvier 2020 à Abidjan. Cette mort a créé le désarroi au sein de la grande communauté des arts en Côte d’Ivoire. Mathilde Moreau, l’actuelle directrice de l’Ecole nationale des Beaux-arts et les nombreux élèves de l’un des grands maîtres de la peinture en Côte d’Ivoire voire en Afrique n’en reviennent toujours pas.

C’est le cas de Jacobleu, artiste peintre qui, dans une publication sur son  compte Facebook, parle de celui qui a marqué sa vie estudiantine.

"Nous venons d’enterrer notre ami Franck Ouyabé. Nous sortons de chez Gérard Miessan pour le yaako à la famille. Et là, nous apprenons le décès de notre maître James Houra Kadjo, historien de l’Art, peintre émérite, ancien directeur des beaux-arts d’Abidjan et inspecteur général au Ministère de la Culture de Côte d’Ivoire. Il fut l’un de mes premiers professeurs de peinture aux beaux-arts. Décidément, 2020 frappe fort l’INSAAC et le monde des artistes visuels. Pour ceux qui ne le connaissent pas, c’est l’artiste dont un tableau offert à Claude Guéant (ancien Ministre de l’intérieur en France) avait fait polémique ! Toutes mes condoléances à sa famille et à sa fille qui est l’une de mes étudiantes à l’Ecole d’Architecture d’Abidjan.
Que ton âme repose en paix, cher maître", a-t-il écrit.


Notons que les œuvres du Dr James Houra  et surtout l’harmonie des couleurs qui marque son travail a inspiré bon nombre de jeunes peintres ivoiriens et africains. Aussi ses créations invitent-elles à la contemplation du beaux, à travers la gaieté des personnages.

En 2017, il a exposé à la Rotonde des arts contemporains sur le thème : " Des sourires et des dames", en présence du ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman. A propos de l’artiste, le Professeur Yacouba Konaté, président honoraire de l’Association internationale des critiques d’art et par ailleurs directeur général du MASA  disait : "C’est le peintre des belles dames. Il a compris que l’Afrique se tient debout également grâce aux dames. C’est pourquoi, il magnifie les femmes à travers le sourire".

Solange ARALAMON

Partarger cet article

En lecture en ce moment

De DJ Arafat au Daishikan, ce que cachaient les différents surnoms de l’artiste

Kobe Bryant trouve la mort dans un accident d'hélicoptère