Marché International des artisanes (MIA)/Nina Bouabré (Commissaire générale) : "Nous avons décidé de travailler ensemble…"





Marché international des artisanes


Angbi Nina Bouabré, artisane par passion, infographiste par nécessité et mère à plein temps est la présidente du réseau des femmes artisans de Côte d’Ivoire (REFACI). Avec son organisation, elle organise  du 4 au 8 mars prochain à Abidjan, la première édition du Marché International des Artisanes (MIA). Elle donne les détails de cette activité.

Quel est le sens de l'organisation de ce marché?

Le Réseau des Femmes artisans de Côte d’Ivoire - REFACI a pour slogan "Ensemble, nous dépasserons nos limites". Nous avons admis dès le départ qu’en tant que femme nous avons des limites et elles constituent un blocage dans notre volonté de réussir. Ces limites sont un véritable frein si nous voulons avancer seule. Nous avons donc décidé de travailler ensemble pour faire avancer nos différentes activités, pour nous faire connaitre et également apprendre en côtoyant les artisanes les plus expérimentées et aussi d’autres cultures.  Nous mettre ensemble vient résoudre le problème financier qui nous empêche d’être présentes aux grands rendez-vous de l’artisanat.

Si nous ne pouvons pas participer aux autres marchés et plateformes parce que les stands sont trop chers, alors pourquoi ne pas organiser notre activité en nous mettant ensemble? Le Marché International des Artisanes (MIA) s’inscrit donc dans cette politique de nous dépasser et révéler ce que nous savons faire. Une manière efficace de lutter pour l’émancipation et l’autonomie financière de la femme en général et l’artisane en particulier.

Quelle est la particularité de ce marché ?

Le MIA est une plateforme culturelle et chaque année nous mettrons une région de la Côte d’Ivoire à l’honneur, pour montrer la beauté de nos régions, révéler leurs atouts artisanaux et surtout montrer l’importance et l’impact de la femme sur leur développement. Cette année nous avons choisi La Marahoué. Comme son nom l’indique,  c’est un marché. Donc notre objectif est de vendre et surtout avoir un retour bénéfique.

Qui sont les artisanes concernées par ce marché?

Principalement les femmes mais nous mettons à dispositions quelques stands pour les hommes, les institutions et entreprises partenaires.

Les artisanes des 8 branches d’activité sont attendus. Il s’agit l’agroalimentaire, alimentation et restaurant, le textile, habillement, cuir et peaux, l’artisanat d’art, soin corporel et Hygiène, l’audio visuel et communication,  le Bois et assimilés  et enfin le mécanique, électricité, métaux, construction métallique…

Des secteurs dans lequels on trouve rarement les femmes dans les deux dernières branches cités et nous espérons qu’elles vont s’inscrire.

De façon concrète, quel est le programme de ces 5 jours ?

Notre activité se tiendra en 5 jours; du 4 au 8 mars. Les journées tournerons autours des expositions, des panels, des formations, échanges.… Mais nous aurons des temps forts qui sont la cérémonie d’ouverture, la journée de la région à l’honneur et le Gala de bienfaisance (gala de clôture) où des fonds seront recueillis au profil des enfants malades du cancer. Le 8 mars étant la journée internationale de la femme, elle sera également festive.

Qu'attendez-vous de la population?

Nous attendons le soutien des autorités, de nos ministères de tutelle

Nous espérons avoir l’accord des sociétés et institutions pour un sponsoring ou un partenariat. Nous disons à la population que les femmes ont du talent et visiter le MIA c’est encourager l’entrepreneuriat féminin.Nous invitons enfin toutes les associations de femmes à nous soutenir dans cette initiative, qu’elles soient ou non du domaine de l’artisanat, nous les attendons pour montrer l’image des femmes unies pour la lutte commune pour notre émancipation.

Solange ARALAMON

 

 

 

 

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