Cpi va laisser, nous on va prendre !







“Quand quelqu’un laisse, quelqu’un prend”. C’est le titre d’une chanson Zouglou en vogue en ce moment sur les bords de la lagune Ebrié.  La Cour pénale internationale va laisser nos deux champions. A savoir le Président Laurent Gbagbo et le ministre Charles Blé Goudé. Et nous, on va les prendre. Parce qu’on doit aller à Gagnoa. Les tickets ont été vendus comme des petits pains. Les cars sont déjà positionnés à Gagnoa-gare. Plusieurs  personnes ont commencé à marcher pour aller dans la cité du fromager. Personne ne veut rater l’événement. Tout le monde veut être un témoin oculaire. Ils ne veulent pas entendre «Les on dit ; les oui dire ». Ce n’est pas pour se venger. Encore moins pour faire la guerre. Bien au contraire. C’est pour la paix et la réconciliation nationale. On va chanter et danser à l’unisson. On a déjà apprêté l’orchestre. Et on a déjà appelé les grands artistes. Dodo Lather, Serges Kassy, Abou Galiets, Gadji Céli, Maga Dindin, Magic Diesel, Aïcha Koné. Et tous les chansonniers du territoire. Parce que Gagnoa sera la fête.  Comme le dit Excellence Zadi, un frère mien : «La danse qui est un trait constitutif de notre culture a un aspect curatif, ce qui fait que même aux funérailles d'êtres chers (parfois), on danse afin de conjurer le mauvais sort et maintenir toujours le moral, malgré la douleur. Alors, il ne faut pas blâmer ceux qui ont dansé et continuent de danser. C'est une expression légitime d'un ressenti : celui de vouloir la liberté. Cette liberté de nos parents, la liberté d'un peuple, la liberté tout court ». Tous les regards sont tournés vers la Cour pénale internationale.  Que les juges disent un mot. Un seul mot. Et le mot qui sauve. Le mot positif pour que la Côte d’Ivoire soit guérie. Celui de prononcer le nom du Président Laurent Gbagbo.  La paix apparaît pour nous comme une nécessité, il convient alors que les juges de la Cour pénale internationale  s'y engagent pour le bien de tous.  La Réconciliation apparaît pour nous comme une aspiration vitale, il convient alors que les juges de la Cour pénale internationale  prennent ce chemin aussi tortueux soit-il, mais ô combien salvateur. Les Ivoiriens attendent  tous, cette libération pour décharger leurs cœurs. Ils attendent cette libération qui soulagera la conscience car le fardeau devenait de plus en plus lourd à porter. Les rumeurs de leur libération ont fait descendre les Ivoiriens dans les rues. Ils ont chanté et dansé sans débordement, sans victime.  Et mobilisés dans l’ordre et la discipline. Ils sont conscients que quelle que soit la longueur de la nuit, le jour va se lever. Et ce sera le jour de leur jour. Pour eux, la libération ratée du 14 décembre 2018 n’est que partie remise. Ce que Dieu a prévu, personne ne peut le changer. Tout ce que Dieu fait est bon. Le temps de Dieu n’est pas celui des humains. En tout cas, on sera à Gagnoa. Et les juges de la Cour pénale internationale seront la bienvenue.  Et ils seront témoins du bon vivre entre les différentes communautés. Ici, il y a le dioulabougou et les cours communes. On y vit en parfaite harmonie. Et sans animosité. La libération  du Président Laurent  Gbagbo et du ministre Charles Blé Goudé n'est pas une affaire banale. Cette libération, comme l'ont dit certains, c'est comme si la Côte d'Ivoire venait de remporter une Coupe du monde. «La Côte d’Ivoire tout entière et l’Afrique demeurent dans l’attente du verdict salvateur. Il est légitime que ces Ivoiriennes et Ivoiriens explosent de joie ! , soutient Gervais Boga Sako, président du Fidhop. Allons  à Gagnoa, capitale de la joie qui a vu naître le Président Laurent Gbagbo.  Bonne lecture. Allons-y seulement. Haut les cœurs. La liberté vaincra ! A la semaine prochaine. Inch’Allah ! Que Dieu bénisse la Côte d’Ivoire.

Yacouba Gbané

yacou06336510@yahoo.fr

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