La preuve par l’ADN







Faisons simple. L’ADN est une molécule. Laquelle molécule est une partie d’un corps donné. La plus petite partie qu’on ne peut diviser. Mais qui contient toutes les informations génétiques. Son intérêt a été capital dans l’élucidation des meurtres, d’actes répréhensibles. Mais aussi des querelles de paternité. La question que l’on se pose au soir des élections locales du 13 octobre 2018, c’est pourquoi ces violences, ces morts de trop, ce désordre organisé ? Et qui en est responsable ? Surtout que hier, le Fpi, parti porté sur les fonts baptismaux par Laurent Gbagbo et ses camarades dans les palmeraies de Dabou, en 1988, était pointé du doigt comme responsable de la déchirure en 2010. La suite, on la connait. Le parti et son chef historique ont été « dégagés » manu militari. Avec la force brutale. Absents des élections depuis quelques années, depuis l’ère Ouattara, la violence ne s’est pas estompée pour autant. A chaque consultation électorale, sang et morts sont au rendez-vous. Celle du 13 octobre n’a pas dérogée à la règle. Un mort à Lakota. Résultat d’une rixe entre les partisans de Sahmy Merhy (Rdr officieux) et de Kouyaté ( Rdr officiel). D’autres morts sont signalés. Des bureaux saccagés à Bonoua, à Port-Bouet, à Koumassi, et ailleurs sur le territoire national. Là encore, le parti présidentiel, le Rdr, est à l’index. Suffit-il d’être accusé pour qu’on soit responsable ? Assurément pas. Mais la récurrence des accusations portées contre le Rdr interroge. Et forge une opinion que ce parti peine à faire démentir, à savoir que la violence semble être inscrite dans son code génétique. Les soudards  du parti à la case, maquillé avec le vernis Rhdp unifié pour tromper les incrédules, ont fait de la violence leur logiciel politique. Prolongement de la rébellion de 2002, au cours de laquelle les crimes les plus abominables ont été expérimentés à Guitrozon, à Petit Duékoué, où surpris dans leur sommeil,  jeunes, femmes, enfants et vieillards ont été, soit découpés à la machette, soit brulés vifs, ou fusillés pour ceux qui tentaient de fuir le brasier ; à Duékoué Carrefour, où en seulement 2 jours (28 et 29 mars 2011), environ 800 Wê (chiffre donné par les Ong internationales) ont péri, pour leur choix politique, l’idéologie prônée par Gbagbo ;  à Bouaké où gendarmes et leurs enfants ont été mitraillés, où des danseuses d’Adjanou (rite traditionnel) ont été fusillées. Et même sous le règne de leur mentor, en 2012, à Duékoué, où le camp de refugiés internes de Nahibly   a été rayé de la carte de la région, avec son corollaire de bain de sang et de morts. Faut-il encore chercher le sexe des anges, en rendant le FPI pour responsable du drame ivoirien ? La mauvaise foi étant la chose la mieux partagée, l’ADN nous sera d’un grand secours. Et l’ADN du Rdr semble paver tous les théâtres de violences que la Côte d’Ivoire a connues ces deux dernières décennies. Quid de Youssouf Bakayoko, controversé président de la CEI ? Lui aussi a son ADN visible sur la crise post-électorale ouverte au Plateau, 24 h après le scrutin. A priori, rien de surprenant. Il aura passé une éternité à la tête de la CEI, Youssouf Bakayoko ira de crise post-électorale en crise post-électorale. Car cela a la force d’une vérité axiomatique, rien ne se perd, rien de crée, tout se transforme. Précisons au passage que le brevet de la citation est à Lavoisier. Pour dire qu’un dattier ne saurait produire des orages, mais des dattes, une CEI corrompue, illégitime et illégale, inféodée à une élite politique, ne peut donner que des résultats entachés d’irrégularités. Et provoquer des crises post-électorales. Le marqueur d’ADN a parlé. Aseptisons désormais le débat des scories de la mauvaise foi au carré, des contrevérités nauséeuses.

tbt552@yahoo.fr

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