Affaire violence conjugale à Yopougon : Les avocats du conjoint montent au créneau





violence conjugale,Yopougon,Avocat


Le collectif des conseils de Tidiane Droh, interpellé par la police ce week-end suite à la diffusion d’une vidéo publiée via les réseaux sociaux et montrant la chute d’une jeune dame d’un immeuble sont montés au créneau ce lundi 20 avril 2020. Dans un communiqué dont pressecotedivoire.ci a reçu copie, ils dénoncent une "atteinte au droit à la défense" de leur client.

Lire l’intégralité du communiqué

Depuis plusieurs jours, une vidéo circule sur les réseaux sociaux dans laquelle l’on aperçoit M. Droh Tidiane qui tente de sauver sa concubine qui est sur le point de faire une chute du troisième étage de l’immeuble abritant leur domicile sis à Yopougon.

Malheureusement, les commentaires mensongers et diffamants tenus par les auteurs de ladite vidéo et relayés par bon nombre d’internautes, ont laissé croire que lesdits faits sont la résultante d’une scène de violences conjugales suscitant ainsi, l’indignation de l’opinion nationale.

Par ailleurs, alors que l’enquête préliminaire destinée à révéler les circonstances de cette chute, venait à peine d’être ouverte, la Direction Générale de la Police Nationale publiait le 18 Avril 2020 sur sa page Facebook, un communiqué affirmant de façon péremptoire que M. Droh Tidiane dont l’identité complète a été indiquée, photographie à l’appui, "a commis des violences sur sa concubine dans la nuit du samedi 18 avril 2020".

Pis, une chaîne de télévision nationale a procédé au moyen d’un reportage tendancieux diffusé sur ses ondes, à une enquête de moralité de M. Droh Tidiane, voire à l’établissement d’un profil de culpabilité de celui-ci alors qu’elle n’en avait nullement la qualité ;

Le Collectif des conseils de M. Droh Tidiane condamne de tels actes qui n’ont pour unique but que de porter atteinte aux droits de la défense en influençant par des pressions émanant de l’opinion nationale, le traitement de la procédure par les juridictions nationales.

Par ailleurs, ces actes violent le principe de la présomption d’innocence consacré par l’alinéa 4 de l’article 7 de la loi n°2016-886 du 08 Novembre 2016 portant Constitution de la République de Côte d’ivoire en raison de la stigmatisation sociale qu’ils sont de nature à entrainer et du préjudice qui pourrait en résulter pour M. Droh Tidiane.

L’article 2 du Code de Procédure Pénale faut-il le rappeler, faisant écho au texte précité, dispose :« Toute personne mise en cause ou poursuivie est présumée innocente jusqu’à ce que sa culpabilité ait été judiciairement établie.

Le Collectif des conseils de M. Droh Tidiane en appelle, par conséquent, à la retenue des uns et des autres en vue de favoriser un règlement de ce contentieux dans le strict respect des droits et intérêts de chacune des parties.

POUR LE COLLECTIF

Me Jessica Aya NANOU

Me Serge OURAGA

Partarger cet article

En lecture en ce moment

Côte d’Ivoire/ sécurité des installations électriques : une société donne des solutions

Après avoir démissionné du Niger, François Zahui atterrit en Centrafrique