Procès de Guillaume Soro: Les autorités ivoiriennes défient-elles la Cour africaine des droits de l’homme?





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Les acteurs de la politique ivoirienne auront les yeux rivés, ce mardi, sur le palais de justice d’Abidjan où doit se tenir le procès de Guillaume Soro.

Le mercredi dernier, la Cour africaine des droits de l'homme et des peuples a, dans un arrêt, ordonné à la Côte d’Ivoire de suspendre le mandat d'arrêt contre l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, ainsi qu’à 19 de ses proches.

En réponse à cette injonction, l’avocat de l’Etat de Côte d’Ivoire, Me Abdoulaye Ben Méité, a fait savoir que la date du jugement devant le juge de fond a été arrêté par le tribunal bien avant la décision de la Cour. Poursuivant, il a ajouté que la Cour n’ordonne pas la levée des poursuites mais la suspension du mandat d’arrêt contre M. Soro pour tentative des déstabilisation et blanchiment de capitaux.

Cette audience est prévue se tenir, ce mardi, en l’absence de l’accusé, en exil en France. A voir l’allure où vont les choses, cette audience apparait comme une défiance des autorités ivoiriennes envers cette haute instance juridictionnelle africaine.

Cette affaire suscite, pour l’heure, plusieurs interrogations : l’Etat ivoirien va-t-il se mettre à dos cette haute juridiction africaine ? Va-t-il jouer les équilibristes en infligeant une peine légère, histoire de contenter la Cour ?

Dans tous les cas, le verdict de ce procès est très attendu.

Lambert KOUAME

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