Augmentation du nombre de cas infectés au Covid-19 : la situation de plus en plus inquiétante





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La Côte d’Ivoire serait-elle en train d’atteindre le pic de la maladie à coronavirus ? Seuls les spécialistes peuvent y répondre. Mais pour l’heure, le nombre de cas confirmés de personnes infectées au Covid-19 donne froid dans le dos. Depuis le 3 juin 2020, les chiffres ne font que croître. Au grand désarroi de la population et des gouvernants.
En effet, le mercredi dernier, le pays a enregistré 86 nouveaux cas et 2 décès. Le lendemain, 4 juin 2020, ce sont 152 nouveaux cas qui ont été enregistrés. Les 5 et 6 juin 2020, la Côte d’Ivoire a connu respectivement 169 et 126 nouveaux malades au Covid-19. Le point de la situation du dimanche 7 juin 2020 a fait ressortir 182 nouveaux cas.
Au total, depuis le début de la pandémie en Côte d’Ivoire, elle a enregistré 3 739 cas de malades au coronavirus sur 31 549 échantillons prélevés, 1 818 guéris et 36 décès. Au total, le nombre de cas actifs s’élève aujourd’hui à 1 885.
Au-delà des personnes guéries de la maladie à coronavirus, ce sont les cas quotidiens de plus en plus croissants qui inquiètent. Dr Edith Kouassy, conseiller technique du ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, au cours d’un point de presse quotidien, le faisait remarquer : "L’évolution de la pandémie dans notre pays continue de s’aggraver et préoccupe. Cette situation nous interpelle. Nous devons agir urgemment si nous voulons voir la tendance inversée et obtenir un retour durable et harmonieux à la normalisation de la vie en cours malgré la persistance du virus". Dans son analyse, elle a soutenu qu’"un taux de positivité au dépistage de Covid-19 variant entre 15 et 27% ces derniers jours, traduit une circulation active du virus dans notre pays malgré tous les efforts consentis et les appels à la vigilance et à la prudence".
Mais qu’est-ce qui a bien pu se passer pour que la courbe de l’évolution du virus connaisse une telle ascendance ? Bien malin celui qui pourra répondre. Mais, des interrogations se posent tout de même. Y a-t-il eu une erreur de timing dans l’allègement des mesures arrêtées par le Conseil national de sécurité ? La réouverture des classes était-elle opportune ? Les dispositions prises pour le retour des enseignants, des élèves et du personnel administratif du secteur de l’éducation nationale dans leurs lieux de service étaient-elles suffisantes ? Autorités et populations n’ont-ils pas relâché la vigilance ? Autant de questions qui, si l’on accepte humblement de s’y pencher, permettront d’inverser la tendance de la courbe de contamination.

Modeste KONE

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